Florence Pugh, actrice britannique née à Oxford en 1996, est au centre de « À l’est d’Éden », mini-série Netflix de sept épisodes mise en ligne le 1er octobre 2026. Adaptée par Zoe Kazan du roman de John Steinbeck paru en 1952, cette production lui confie le rôle de Cathy Ames, antagoniste centrale du roman, dans ce qui s’affirme comme son meilleur travail à ce jour selon une large majorité de critiques.
L’essentiel
- La mini-série « À l’est d’Éden » (Netflix, 7 épisodes) est disponible depuis le 1er octobre 2026 ; le scénario est signé Zoe Kazan, petite-fille du réalisateur Elia Kazan qui avait adapté le même roman en 1955 avec James Dean.
- Florence Pugh, née le 3 janvier 1996 à Oxford, incarne Cathy Ames, l’antagoniste principale du roman de John Steinbeck (1952) ; la série obtient 85 % d’approbation sur Rotten Tomatoes et 80/100 sur Metacritic.
- Le reste du casting comprend Christopher Abbott (Adam Trask), Mike Faist (Charles), Hoon Lee (Lee) et Ciarán Hinds (Samuel Hamilton) ; la réalisation est assurée par Garth Davis (épisodes 1 à 4) et Laure de Clermont-Tonnerre (épisodes 5 à 7).
Cathy Ames, le personnage que personne n’osait toucher
Il y a des figures littéraires dont les actrices sages se tiennent à l’écart. Cathy Ames, dans le roman de Steinbeck, en est une : l’auteur californien la décrivait lui-même comme « une aberration de la nature humaine », une femme froide, calculatrice, dénuée de tout registre de culpabilité. Quand Netflix et Zoe Kazan ont annoncé que Florence Pugh allait endosser ce personnage pour sept épisodes, la décision ressemblait à un pari risqué.
Pugh a fait de l’inconfort son territoire depuis ses débuts. Elle avait vingt ans dans « Lady Macbeth » (2016), vingt-trois dans « Midsommar » d’Ari Aster (2019), où elle traversait un deuil avec une intensité physique rarement observée chez une actrice de sa génération. En 2023, elle imposait sa présence dans « Oppenheimer » de Christopher Nolan malgré un rôle de durée relativement courte. Ce refus systématique du confort a fini par construire une cohérence de carrière que les professionnels du secteur observent avec une attention croissante.
Les critiques confirment que le pari est gagné. Avec 85 % d’approbation sur Rotten Tomatoes, la série s’impose comme l’événement dramatique de cet automne 2026 sur la plateforme. Les commentaires les plus enthousiastes ciblent précisément Pugh : « son meilleur travail à ce jour », répètent plusieurs publications anglophones, dont le magazine Stylist qui salue une performance capable de rendre Cathy à la fois compréhensible et absolument terrifiante.
Zoe Kazan adapte Steinbeck : une boucle familiale fermée après soixante-dix ans
Il y a dans cette production un détail que les cinéphiles n’ont pas manqué. Zoe Kazan, scénariste de la série, est la petite-fille d’Elia Kazan, qui avait signé en 1955 la première adaptation cinématographique du roman de Steinbeck, avec James Dean dans le rôle de Cal Trask. Ce film avait propulsé Dean vers une célébrité qui allait très vite devenir une mythologie.
Soixante-dix ans plus tard, sa petite-fille reprend le même matériau et fait un choix radical : décentrer le récit autour de Cathy Ames, figure quasi-absente de l’adaptation de 1955, pour en faire le moteur dramatique de toute la série. Selon la presse anglophone, Kazan aurait sollicité Florence Pugh en priorité, convaincue qu’une actrice capable de lui donner un passé et un corps sans la rendre sympathique était une rareté.
La série couvre le roman en sept épisodes de 51 à 68 minutes, une compression par rapport aux huit épisodes initialement envisagés par la scénariste. La question que Steinbeck posait en 1952 reste posée : naît-on bon ou mauvais, ou ces chemins sont-ils des choix ? La réponse que la série offre, par la voix et le regard de Cathy Ames, est plus inquiétante que ce que le roman lui-même proposait.

Un casting d’ensemble que Pugh illumine sans écraser
Florence Pugh ne joue pas seule. Christopher Abbott campe Adam Trask avec une mélancolie pesante qui sert l’atmosphère. Mike Faist, révélé par « Challengers » en 2024, incarne Charles avec l’énergie sèche qui est désormais sa signature. Mais c’est Hoon Lee, dans un rôle de Lee considérablement élargi par rapport au roman, qui crée la plus grande surprise critique : son personnage, porteur d’une large partie de la thèse philosophique de Steinbeck, est rendu vivant avec une économie de moyens remarquable.
Les réalisateurs Garth Davis et Laure de Clermont-Tonnerre ont opté pour une photographie sombre, parfois au point que certaines scènes nocturnes deviennent difficiles à déchiffrer. C’est le seul reproche adressé à la série par une minorité de critiques, par ailleurs conquis.
Dans ce paysage du prestige sériel sur les plateformes, Florence Pugh s’inscrit dans le mouvement d’une génération d’actrices qui imposent les rôles les plus exigeants du moment, loin des franchises à faible risque artistique. Chez ses contemporaines, Sydney Sweeney adopte une logique comparable : des projets à fort ancrage de genre, une présence physique assumée, des rôles qui refusent la neutralité.
Ce que LUI observe dans la trajectoire de Florence Pugh, c’est autre chose que l’opportunisme de carrière : une cohérence qui ressemble à un projet artistique construit depuis une première de « Lady Macbeth » remarquée à Oxford en 2016.

FAQ
Quand sort la série À l’est d’Éden sur Netflix ?
La mini-série « À l’est d’Éden » est disponible sur Netflix depuis le 1er octobre 2026, avec les sept épisodes mis en ligne simultanément. Les épisodes durent entre 51 et 68 minutes chacun.
Qui joue dans la série À l’est d’Éden de Netflix ?
Florence Pugh tient le rôle central de Cathy Ames. Le casting comprend Christopher Abbott (Adam Trask), Mike Faist (Charles), Hoon Lee (Lee), Ciarán Hinds (Samuel Hamilton) et Tracy Letts (Cyrus Trask). Le scénario est écrit par Zoe Kazan, petite-fille du réalisateur Elia Kazan.
Quelle différence entre la série Netflix et le roman de Steinbeck ?
L’adaptation de Zoe Kazan recentre le récit sur Cathy Ames, personnage secondaire dans le roman de 1952, et lui construit une psychologie et un passé que Steinbeck lui refusait. La série humanise une figure que l’auteur décrivait comme une anomalie, ce qui a suscité des débats critiques sur la fidélité au texte d’origine.
Quels sont les prochains projets de Florence Pugh en 2026 ?
À la date d’octobre 2026, aucun prochain projet cinématographique ou sériel de Florence Pugh n’a été officiellement annoncé pour les prochains mois. La promotion de « À l’est d’Éden » sur Netflix constitue son engagement public principal de cet automne.


