Sylvester Stallone à 80 ans : ce qu’il a dit au New York Times sur son corps, de Rocky III à ses opérations

Sylvester Stallone, 80 ans, a accordé fin septembre 2026 un entretien au New York Times où il parle sans détour du physique qui a fait de lui Rocky Balboa puis John Rambo. Boulimie sur le tournage de Rocky III, « additifs » admis, opérations en série : voici ce que l’acteur dit de son corps, et ce que cela éclaire de sa carrière.

L’essentiel

  • Sylvester Stallone, né le 6 juillet 1946, a parlé de son corps dans un entretien au New York Times accordé à l’occasion de ses mémoires, The Steps, relayé dès le 28 septembre 2026.
  • Il affirme avoir atteint 2,6 % de masse grasse pendant Rocky III (1982) et être devenu boulimique, tout en reconnaissant que personne n’obtient un tel physique « sans additifs ni drogues ».
  • Il dit avoir subi neuf opérations du dos, deux de l’épaule et trois fusions des cervicales, et prendre aujourd’hui de nombreux médicaments pour continuer.

Un entretien au New York Times, en pleine promotion de ses mémoires

Un homme de 80 ans qui parle de son corps comme d’un chantier abandonné, voilà qui change de l’image du héros inébranlable. Dans un entretien au New York Times, Sylvester Stallone sort de la pose. Selon l’AV Club, qui résume l’échange, l’acteur le donne à l’occasion de la parution de ses mémoires, The Steps.

La presse française a repris l’affaire en quelques jours, avec des titres où revient la formule « J’ai maltraité mon corps ». Paris Match Belgique date son article du 28 septembre 2026. Notons que les citations françaises circulant en ligne sont des traductions de propos tenus en anglais : nous ne rapportons ici que ce que des sources ouvertes attribuent à l’acteur, et nous le disons quand il s’agit de ses mots.

Sylvester Stallone en veste claire et chemise noire prend la parole devant un micro lors du Comic-Con de San Diego 2012
Sylvester Stallone au Comic-Con de San Diego, juillet 2012. © Gage Skidmore / Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

Rocky III : 2,6 % de masse grasse et une boulimie

Le cœur de l’entretien tient à un film : Rocky III, sorti en 1982. Stallone y voulait, d’après Paris Match Belgique, donner à Rocky « le corps d’un jaguar », moins massif que celui d’Arnold Schwarzenegger, mais plus nerveux, plus souple, plus athlétique.

L’idée a viré à l’obsession. « It became an obsession », cite l’AV Club : c’est devenu une obsession, au point qu’il est devenu boulimique. Le magazine américain Hello reprend sa phrase la plus chiffrée : « I got down to 2.6 percent body fat when I was doing Rocky III », soit 2,6 % de masse grasse, et, d’après Paris Match Belgique, il ne parvenait pas à garder la nourriture. Stallone parle lui-même d’une forme d’« adoration obsessionnelle du corps », selon l’AV Club.

Les produits, les opérations et la facture à 80 ans

Sur les produits, la parole est la sienne et elle est brève. D’après l’AV Club et Hello, il déclare que « nobody does it without additives and drugs, period » : personne n’y arrive sans additifs ni drogues, point. Nous n’en dirons pas davantage que lui : les détails de ce qu’il a pris ou non ne figurent pas dans les sources que nous avons lues, et nous ne les inventons pas.

La suite concerne la note. Toujours selon Hello, Stallone compte neuf opérations du dos, deux de l’épaule et trois fusions des cervicales. Il estime que ce parcours « also took a terrible price » et dit tenir debout grâce à de nombreux médicaments. Il décrit sa quête de muscle comme « masochiste », rapporte l’AV Club, qui note aussi qu’il a trouvé du répit avec Cop Land (1997), où il jouait un homme vulnérable. Hello cite à ce sujet « the weakest guy in the room », le plus faible de la pièce, un rôle à rebours de l’archétype.

Sylvester Stallone, lunettes aviateur violettes et cravate noire, bras écartés sur scène au Comic-Con de San Diego 2010
Sylvester Stallone au Comic-Con de San Diego, juillet 2010. © Gage Skidmore / Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

De Rocky à Creed : un corps au service d’une carrière

Ce corps-là a une date de naissance cinématographique. Rocky sort à New York le 20 novembre 1976, puis plus largement aux États-Unis le 3 décembre, d’après la page consacrée au film sur Wikipédia en anglais. Stallone en est l’acteur et le scénariste, et décroche deux nominations aux Oscars, meilleur acteur et meilleur scénario original.

Six ans plus tard, Rambo (titre original First Blood) arrive le 22 octobre 1982, réalisé par Ted Kotcheff, et Stallone y incarne John Rambo, ancien soldat des forces spéciales. La même année, il réalise Rocky III. En 2016, il est de nouveau nommé aux Oscars, cette fois dans la catégorie du meilleur acteur dans un second rôle, pour Creed, rappelle Scripps News : trente-neuf ans après sa première nomination pour le même personnage.

Le héros d’action vieillissant est un genre à part entière : on peut le suivre chez Tom Cruise, attendu dans Jours de Tonnerre 2 à l’été 2028, ou dans le pari commercial que représente Digger. Chez Stallone, la différence tient à ce qu’il en dit lui-même : le muscle comme contrat, et la facture présentée tard.

FAQ

Où Sylvester Stallone a-t-il parlé de son corps ?

Dans un entretien accordé au New York Times, mené à l’occasion de la sortie de ses mémoires, The Steps. Les médias français l’ont repris à partir du 28 septembre 2026, notamment Paris Match Belgique. Les citations en français sont des traductions de propos tenus en anglais.

Que dit Sylvester Stallone de Rocky III et de la boulimie ?

Il explique que sa recherche d’un physique extrême pour Rocky III (1982) est devenue une obsession et qu’il est devenu boulimique. Il affirme être descendu à 2,6 % de masse grasse et ne pas pouvoir garder la nourriture, selon l’AV Club, Hello et Paris Match Belgique.

Combien d’opérations Sylvester Stallone dit-il avoir subies ?

Selon Hello, il cite neuf opérations du dos, deux de l’épaule et trois fusions des cervicales. Il dit aussi prendre de nombreux médicaments pour continuer et résume l’ensemble ainsi : cela a eu « un prix terrible ».

Sylvester Stallone a-t-il été nommé aux Oscars ?

Oui. Il a été nommé en 1977 pour Rocky, comme meilleur acteur et meilleur scénariste original, puis en 2016 pour Creed, comme meilleur second rôle masculin. Scripps News souligne l’écart de trente-neuf ans entre les deux nominations pour le même personnage.

Partager cet article

Facebook
Twitter
Pinterest

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *