LE BAL DES VAMPIRES – DIX ANS À FAIRE DANSER LES MORTS !

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Le 31 octobre, pendant que certains se contenteront d’enfiler un drap blanc pour célébrer Halloween, d’autres auront rendez-vous avec le Prince des Ténèbres. Pour son dixième anniversaire, le Bal des Vampires investit le Salon des Miroirs, à Paris, et promet six heures de réjouissances délicieusement décadentes. Au programme : créatures extravagantes, haute couture, cabaret déjanté et musique électronique jusqu’au petit matin. Une seule règle : mieux vaut être bien habillé pour rejoindre les morts.

Par Charlotte Florentin

DRACULA N’A QU’À BIEN SE TENIR !

Il paraît que les vampires ne sortent qu’à la nuit tombée. Et que, contrairement au commun des mortels, ils ont l’éternité devant eux pour choisir leur tenue. Autant dire qu’ils n’ont aucune excuse pour manquer d’élégance. Chaque 31 octobre, ces créatures aux canines un peu trop développées abandonnent leurs châteaux gothiques pour se retrouver à Paris, le temps d’une cérémonie en l’honneur du Prince de la nuit. Une tradition qui, depuis dix ans, a pris des allures de grand rendez-vous mondain.

Car le Bal des Vampires n’a pas grand-chose à voir avec les soirées Halloween où l’on croise trois sorcières en polyester, deux zombies maquillés à la va-vite et un squelette acheté au supermarché du coin. Ici, on cultive un certain art de la démesure, quelque part entre les fastes d’un bal aristocratique, l’extravagance d’un défilé de mode et les nuits les plus débridées de la capitale.

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Pour souffler ses dix bougies – noires, évidemment -, l’événement s’installe le samedi 31 octobre au Salon des Miroirs, passage Jouffroy, dans le 9e arrondissement. Le lieu se métamorphosera pour l’occasion en un château des Carpates peuplé de quelque cinq cents créatures nocturnes. De quoi faire pâlir le comte Dracula. De jalousie, cette fois.

HAUTE COUTURE ET BAS INSTINCTS

Cette édition anniversaire entend bien repousser les limites du spectaculaire. Et pour donner à la soirée une dimension encore plus théâtrale, les organisateurs ont notamment convié Romain Thévenin Paris. Ce couturier à l’imagination débordante, dont les créations ont habillé Lady Gaga, Cardi B, Nicki Minaj ou encore Aya Nakamura, possède un goût prononcé pour les silhouettes sculpturales, les volumes improbables et les extravagances vestimentaires.

Autant dire que son univers devrait s’accommoder parfaitement de cette assemblée de morts-vivants particulièrement soucieuse de son apparence. Ici, les frontières entre costume, œuvre d’art et performance s’effacent volontiers. On ne se déguise pas simplement en vampire : on réinvente le personnage, quitte à lui donner des airs de créature tout droit échappée d’un défilé haute couture.

La troupe du Cabaret Extravaganza sera également de la partie, avec ses performances théâtrales, son humour décalé et son goût assumé pour la décadence. Le tout au milieu d’une scénographie immersive où apparitions inquiétantes, séances photo spooky et personnages fantasques devraient se succéder sans laisser beaucoup de répit aux invités.

Et parce qu’un vampire qui ne danse pas est un vampire qui s’ennuie, trois DJ se relaieront derrière les platines : 2 Many Models, habituée des nuits du Bristol et de Bonnie, Bruce Jason, passé notamment par le Silencio, et Karl Jefferson, résident de Timebreak. Leur mission ? Faire passer cette assemblée d’aristocrates de l’ombre des salons d’apparat au dance floor, sur fond d’électro chic et d’open format.

Les vampires sont réputés immortels. Leurs jambes, elles, risquent de l’être un peu moins au petit matin.

LE MAUVAIS GOÛT RESTERA À LA PORTE

Attention toutefois : au Bal des Vampires, l’habit fait bel et bien le moine. Ou plutôt le mort-vivant. Le dress code est obligatoire et les organisateurs ne plaisantent pas avec l’élégance macabre. Les petites cornes de diablesse en plastique, les masques en polystyrène et les capes de fantôme en nylon sont priés de rester au placard.

On privilégiera donc les costumes d’époque, les robes spectaculaires, les redingotes, dentelles, corsets et autres extravagances gothiques. À condition, bien entendu, d’y apporter ce supplément de personnalité qui distingue un véritable personnage d’un simple déguisement.

Car ici, le costume fait partie intégrante du spectacle. Chacun est invité à devenir, pour une nuit, l’une des créatures de ce grand théâtre nocturne. Et gare à ceux qui auraient négligé leur transformation : l’entrée pourra leur être refusée sans autre forme de procès.

Le Bal débutera à 23 heures pour s’achever à 5 heures du matin. Six heures durant lesquelles les vivants pourront donc fréquenter les morts, sans autre risque apparent que celui de perdre quelques heures de sommeil, voire leur dignité sur la piste de danse.

Après tout, on ne fête pas dix ans tous les jours. Et encore moins toutes les nuits.

LE BAL DES VAMPIRES – LES 10 ANS

Samedi 31 octobre 2026, de 23 h à 5 h. – Salon des Miroirs – 13, passage Jouffroy, 75009 Paris. – A partir de 50 €.

Billetterie en prévente uniquement, places limitées – Réservations : https://www.billetweb.fr/le-bal-des-vapires-2026-opus-vii

Dress code et informations : https://www.royalementvotre.com

Tenue macabrement glamour obligatoire. Les invités insuffisamment costumés pourront se voir refuser l’entrée.

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