DJ Lewis : Consécration 

Lewis, ça résonne comme un blase. Presque une marque apposée sur une façade. Il est aujourd’hui l’étoile montante de la production musicale française. Somebody loves you, nominée aux Grammy Awards c’est lui, collab avec Drake, première partie de Hamza à la Défense Arena, aux platines pour chauffer le Parc des Princes pour le PSG, il marque sa place d’une façon remarquable. 

Je le retrouve pour ce shoot, et je me souviens de ce petit garçon brun jouant au ballon dans la cour de mon immeuble. Oui, Lewis fût mon voisin des années et c’est bien ce regard tendre et cet humour marqué de douceur qui émane toujours de lui, l’enfant, l’ado puis l’adulte que j’ai connu, est toujours bien là, fidèle à lui-même, plus vivant que jamais. 

Un parcours acharné, parfois difficile, mais toujours avec une même ligne directrice, faire en sorte que All the girls listen to DJ Lewis. 

Tu as connu les milieux artistiques, musicaux, depuis ta plus tendre enfance, était-ce une évidence pour toi d’y « consacrer » ta vie ?

J’ai toujours été très proche de la musique, depuis que je suis enfant. Elle faisait partie de mon quotidien, de mon environnement, presque comme une langue que j’apprenais sans men rendre compte. Au début, ce n’était pas une évidence d’y consacrer ma vie au sens « professionnel » du terme. C’était surtout une passion, une nécessité, quelque chose vers quoi je revenais toujours. Avec le temps, j’ai compris que ce lien était trop fort pour rester un simple hobby. Ce n’est pas tant un choix que j’ai fait, mais quelque chose qui s’est imposé naturellement. La musique a toujours été là, et à un moment, j’ai juste consacré ma vie à ça.

As-tu un moment précis, où tu t’es dit (même a posteriori) c’est là que tout a changé, tout a commencé, tout s’est enclenché ?

Quand je me suis retrouvé en FaceTime avec Drake pour parler de son futur album, là j’ai commencé à me dire que ça devenait vraiment sérieux.

Comment sens-tu cette accélération depuis deux/ trois ans ? As-tu conscience de ce qui est en train d’arriver ?

J’en ai conscience je pense. J’y pense pas vraiment, j’essaye juste de travailler encore plus, j’ai toujours des rêves, et je travaille pour les atteindre.

Pourquoi DJ Lewis ?

C’est mon nom, et DJ était important pour moi pour mes titres que je veux sortir, ça reflète la fête, la musique qui bouge etc…

Quel est ton rapport à la mode?

J’ai toujours été fasciné par la mode, et je pense que c’est un éternel recommencement, c’est intéressant de se dire que des items à la mode il y a 20 ans peuvent revenir aujourd’hui. J’aime ce principe. 

C’est quoi l’amitié pour toi ?

L’amitié, c’est savoir que, quoi qu’il arrive, il y a quelqu’un qui marche à côté de toi pas devant, pas derrière. Et aujourd’hui je peux dire que je suis en partie arrivé où je suis grâce à mes amis qui mont beaucoup porté. J’en profite pour remercier Tarek d’ailleurs !

Cette année tu vas sortir des bandes en nom propre, appréhendes-tu cette nouvelle étape ? Quelle orientation veux-tu donner ?

Je dirais que c’est une suite logique des événements. J’aime le côté producer, produire pour les autres mais j’aime aussi la liberté de composer mes titres, ce que j’ai dans la tête et que j’adore. Pour l’orientation, je dirais des sons qui font danser obligatoirement.

C’est assez différent de produire pour un talent et de se mettre soi-même en avant non ? 

C’est totalement différent, mais la finalité reste toujours la même. Faire ce que tu aimes , composer ce qui te passe par la tête , selon l’endroit où tu es, le mood dans lequel tu es. Donc tout se rejoint je dirais.

Qu’est-ce que tu aimes dans tes cheveux longs ?

Qu’on me demande quel shampooing j’utilise alors que même moi je ne sais pas.

Qu’est-ce qui a été le plus important pour toi ces dernières années?

Le soutien de mes proches (que je compte sur les doigts d’une seule main ahah)

Ta couleur préférée? (On la connaît tous)

J’hésite entre le noir et le rose. 

Plutôt casanier ou globe-trotter ?

Très casanier, et le travail m’oblige à globe-trotter.

Une confession ?

Ma confession, c’est que je n’ai jamais vraiment eu l’impression d’avoir tout compris.. J’avance beaucoup à l’instinct, avec mes doutes, et c’est peut-être ça qui me garde sincère dans ce que je fais.

Texte et questions par Etienne Jeanson, photo par Stéphanie Volpato


Retrouvez les photos du shooting dans le numéro avril/mai 2026 magazine LUI 

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