Deva Cassel, fille de Monica Bellucci et Vincent Cassel, sublime sur le tapis rouge du Fantôme de l’opéra 

Il y a des héritages qui pèsent comme un fardeau et d’autres qui se portent comme une évidence, et Deva Cassel appartient visiblement à la seconde catégorie. À vingt-deux ans, elle a fêté son anniversaire le 12 septembre, l’aînée de Monica Bellucci et Vincent Cassel poursuit sa mue en actrice, avec pour premier grand rôle français celui d’Anastasia dans Le Fantôme de l’Opéra d’Alexandre Castagnetti, relecture moderne et pop du roman de Gaston Leroux, tournée dans les vrais décors du Palais Garnier et attendue en salles le 28 octobre 2026. Entre la bande-annonce dévoilée cet été et cette série d’apparitions, la demoiselle a de quoi occuper les conversations : elle vient de participer au Vogue World Milano 2026 en robe de mariée, et sa présence aux avant-premières suffit désormais à déclencher les commentaires. On ne saurait dire si c’est la beauté qui héritée de sa mère ou la désinvolture héritée de son père qui fait le plus d’effet sur le tapis rouge, mais le mélange, faut-il l’avouer, se tient furieusement bien.

Deva Cassel, fille de Monica Bellucci et Vincent Cassel, sur le tapis rouge du Fantôme de l’Opéra

Ce qui rend cette trajectoire intéressante, c’est qu’elle ne se contente pas de capitaliser sur le nom. Deva Cassel, née à Rome en 2004, a d’abord été mannequin avant de devenir l’une des égéries de la mode italienne, défilant pour les maisons les plus convoitées, posant pour les magazines les plus respectés, puisant parfois dans la garde-robe de sa mère des pièces que le temps n’a pas abîmées, cinq de ces vêtements, relevait-on récemment, ont ainsi ressuscité d’un dressing familial dont l’archéologie fait rêver. Rien de plus logique, dès lors, que son passage au cinéma : elle était déjà une figure, une image, une présence. Le rôle d’Anastasia, jeune danseuse intégrant l’Opéra de Paris et se retrouvant prise dans une histoire maudite autour d’un opéra soi-disant écrit par le Fantôme, lui donne cette fois de quoi prouver qu’elle existe au-delà de sa beauté, elle danse, joue, incarne, et devient l’un des visages sur lesquels la production SND compte pour porter son film.

Une apparition remarquée qui confirme la montée en puissance de la jeune actrice

Il faut bien reconnaître que ce genre de promotion glamour s’inscrit dans une mécanique désormais habituelle : le film étant porté par un trio composé d’elle, de Julien De Saint-Jean, la révélation du Comte de Monte-Cristo, et de Romain Duris, la stratégie consiste à faire circuler les visages dans tous les espaces où la presse les attend, tapis rouges, avant-premières, soirées de lancement. C’est efficace, c’est légitime dans une industrie qui vend autant un univers qu’une intrigue, et Deva Cassel, avec son profil international, sa double culture franco-italienne et une allure qui rappelle irrésistiblement les grandes heures du cinéma méditerranéen, se prête à ce jeu avec une aisance presque gênante. Elle évoque tout à la fois son père, cette férocité douce qui a fait ses meilleurs rôles, et sa mère, cette beauté sculpturale qui a traversé trente ans de cinéma sans jamais se défaire. Il y a dans la comparaison une facilité que l’on peut trouver un peu paresseuse, on ne parle jamais d’elle sans rappeler ses parents, mais aussi une forme de justice narrative : ces dynasties existent, et le public adore les suivre.

Reste la vraie question, celle qu’aucun communiqué ne posera : le nom ouvre les portes, mais ce ne sont pas les portes qui font une carrière. Deva Cassel devra, dans les mois qui viennent, prouver que son jeu tient sur la longueur d’un film, qu’elle peut porter une intrigue, qu’elle existe même sans les décors majestueux du Palais Garnier ni la photographie dorée d’une production. C’est la malédiction ordinaire des enfants de la balle, que la mode et le cinéma français connaissent bien : on vous adore tant que vous êtes le reflet, on vous juge dès que vous devenez un être à part entière. La jeune femme semble, pour l’instant, aborder l’exercice avec une humilité qui lui fait honneur, et une élégance qui n’est pas seulement celle des robes. On ne saura qu’en octobre si le talent, dans cette famille, se transmet aussi bien que la beauté, et ce serait bien la seule chose dont personne, dans le clan, n’a jamais vraiment douté.

Partager cet article

Facebook
Twitter
Pinterest

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *