EVIDENCE – Adriana Karembeu Sklenarikova

J’ai grandi en voyant ce regard transperçant les affiches de pub, avec cette requête « regardez-moi dans les yeux, j’ai dit dans les yeux ». Aujourd’hui ces yeux sont face à moi, et je vois quelle tendresse s’en dégage.  Les yeux d’Adriana  sont aussi profonds que ses jambes sont longues.

C’est étrange la vie de designer, parfois vous ne faites pas les rencontres en direct. En fait, Adriana a déjà porté de mes pièces, et nous avons donc déjà eu des contacts, mais c’est ce vendredi 13 février 2026 que je la rencontre pour la première fois. Sur un trottoir parisien, au pied de son taxi qui la dépose directement de l’aéroport. La mannequin slovaque est accompagnée, nous nous saluons, on me complimente sur mes chaussures, des Moncler crantés, roses et vertes, cela me fait rire, et c’est là, là que se fait la première impression, à l’instant de la première fois. Un moment, simple et heureux qui annonce une belle journée, un jour de chance à n’en pas douter. 

Sa vie son parcours en ont fait une femme internationalement connue, mais qui est Adriana en 2026, quels sont ses défis, ses envies, ses projets? 

C’est ici au Palais Galliera, musée de la mode de Paris, que j’ai choisi de créer la scène pour qu’Adriana se dévoile sous l’oeil de la toute aussi adorable Ellen Von Unwerth

Adriana Karembeu Sklenarikova porte une robe longue à capuche en organza et sequins bordeaux, brodée de quartz roses et grenats STÉPHANE ROLLAND Haute Couture Printemps -Été 2026. 

Tu as accepté de faire cette première couverture du nouveau LUI, est-ce parce que toi aussi, tu es dans une phase de renaissance? 

Je crois que j’ai accepté parce que c’est un changement pour LUI Magazine et parce que pour moi aussi, peut-être qu’il y a un lien. Je suis la même mais avec un visage plus vrai, c’est une renaissance quelque part, parce que j’ai 54 ans et je trouve aujourd’hui le plaisir de faire des photos de mode et artistiques avec des supports qui me parlent et des photographes qui m’inspirent et je fais ça avec une nouvelle joie.

Je ne ressentais pas cela avant, c’était le travail, maintenant c’est du bonus, c’est faire des photos par pur plaisir. Je fais les choses avec plus de liberté, plus de sincérité.
Ce nouveau visage de LUI c’est un peu ça, offrir une nouvelle liberté, qui touche plus l’art, la création. C’est ce qui m’a intriguée et cela m’a touchée et honorée qu’on me propose la première cover.

On a shooté deux fois ensemble avec Ellen pour Wonderbra et Vogue France il y a très longtemps et je suis restée sur ma faim tant elle est une artiste incroyable et je pense avoir un goût très proche, je me reconnais dans ses photos et l’univers qu’elle explore. Ce numéro 1 c’est aussi me découvrir dans cette nouvelle démarche pour moi, et Ellen c’est un rêve, ça restera, elle a tellement marqué le milieu de la mode que c’est un privilège pour moi de travailler avec elle.

Tu es un peu une mannequin éternelle, très rares sont les femmes (hormis les stars de la musique ou du cinéma) qui arrivent à rester présentes sur le devant de la scène si longtemps. Réalises-tu que cela est aussi une force motrice, un exemple pour de nombreuses femmes ?  

Ah ça c’est une question piège, je ne sais pas pour la longévité, personne ne peut prévoir, c’est d’abord une vraie force intérieure propre à soi, mais aussi beaucoup de la vie extérieure, parfois même les tendances.

Je ne sais pas pourquoi tout cela a été possible, j’ai pourtant disparu de la scène pendant de nombreuses années, cela a peut-être contribué à ça au final.

Ce que je sais c’est que j’ai toujours fait mon travail le mieux possible, avec beaucoup de discipline, je suis très sérieuse dans ce que je fais, j’ai eu de la chance d’être repérée quand j’étais en Slovaquie, jeune étudiante en médecine, et c’est vrai que la chance c’est une chose, mais une carrière de trente ans, ce n’est pas que de la chance, c’est un peu de tout, une histoire d’une vie entière, de gens rencontrés, qui m’ont enrichie, appauvrie, des gens qui m’ont soutenue, d’autres qui m’ont laissée tomber. 

C’est dur de parler de soi-même et grâce à quoi on a le succès, je ne sais pas, et encore ai-je vraiment le succès, est-ce vraiment ça ? Qui sait…

Mais si cela peut donner confiance à d’autres femmes, alors j’en suis fière.

En tout cas je suis très reconnaissante qu’en France les gens m’aiment bien en tant que personne non française, aussi, oui je suis très reconnaissante de ça.

Corset et sac en assemblage de cuir d’Ubrique JUANA MARTIN en collaboration avec Loha Spain ,  Montre Traditionnelle Quantième Perpétuel ultra-plate 36,5mm Or Blanc, sertie de 76 diamants taille brillant, bracelet cuir d’alligator bleu foncé, 106 000 € VACHERON CONSTANTIN, Porte-jarretelles et bas : MAISON CLOSE, Chaussures GIUSEPPE ZANOTTI 

Robe à bretelles flottantes et bustier cage corseté, broderies de bourgeons en satin, , dentelle chantilly et gazar de soie :  GEORGES CHAKRA, Collier Plume de Paon, pavé de diamants ronds sur or blanc, Bague Plume de Paon grand modèle, sertie d’un diamant taille rose, pavée de diamants ronds sur or blanc, Boucles d’oreilles Plume de Paon moyen modèle, serties de deux diamants taille rose pavées de diamants ronds sur or blanc BOUCHERON Chaussures : RAMI AL ALI

Veste bleue marine en laine satinée et revers en satin duchesse de soie PEET DULLAERT, Collants baguette voile FALKE Chaussures Lux Noir 120mm : MAISON ERNEST

Tu viens de sortir un nouveau livre, pourquoi? Pour qui?   

« Je t’aime parce que je t’aime et voilà tout » parle d’amour, un sentiment qui m’a toujours accompagné toute ma vie et qui est un moteur essentiel, je suis très sensible à l’amour. Pourquoi j’ai fait ce livre, car je me suis beaucoup interrogée sur le sujet.

J’ai rencontré des gens qui m’ont dit que j’étais faite pour l’amour mais j’ai connu aussi quelqu’un qui m’a dit « tu ne connais rien à l’amour » et ces deux phrases qui s’opposent m’ont menée à cette enquête, parce que ce livre est avant tout une enquête mais en le faisant j’ai réalisé qu’il était aussi une quête. 

Ce livre m’a obligée à me regarder avec honnêteté. À accepter aussi mes contradictions. J’avais envie de comprendre ce que c’est l’amour, pourquoi est-ce si important dans ma vie, et j’avais envie d’entendre d’autres personnes sur leurs ressentis par rapport à ce sentiment, des spécialistes, psychologues ou psychiatres, aussi de thérapie de couple qui parlent de l’amour avec leurs points de vue scientifiques, pour mieux comprendre ce que cela fait dans le corps humain d’être amoureux, ce que cela nous apporte.Est-ce essentiel, est-ce primordial, peut on vivre sans amour ? 
Voilà, ce livre m’a aidé à comprendre aussi mon vécu, moi-même, ma position dans la vie, me rendre compte que l’amour est ma force et aussi ce qui peut me rendre vulnérable, et de répondre à ces questions que parfois des femmes me demandent « est-ce possible l’amour à n’importe quel âge », de savoir si l’on peut vivre ce que je vis.

L’amour c’est un peu un Graal que tout le monde veut vivre. Ça interroge beaucoup l’Humain, les femmes, les hommes. Et ça continue de m’interroger moi, aujourd’hui encore.

J’ai découvert énormément de chose en travaillant sur ce livre, c’est un parcours vraiment intéressant. J’adore ce livre.

L’écriture te permet-elle de dire ce que tu ressens au fond de toi, de témoigner de ta vie, de tes succès, de tes souffrances? 

Ecrire c’est un exercice assez particulier, on plonge dans notre passé, présent, futur, dans nos pensées, on analyse tout, on se pose, et on réfléchit.Et parfois, on se surprend soi-même. Penser et réfléchir est important, on m’a dit un jour réfléchir empêche de penser, mais je trouve qu’il faut quand même un peu des deux. Pourquoi j’ai fait ou vécu ceci ou cela, est-ce le destin, est-ce notre propre volonté, nos motivations, qu’est-ce qui nous attire, nous rend heureux ou malheureux, qu’ai-je mal fait peut-être dans mon passé, ce que je n’ai pas assez réalisé, ou ce sur quoi je ne me suis pas assez penchée, c’est presque une auto psychanalyse et c’est très bénéfique, cela met de la lumière sur les points où l’on se sent perdu.

Il y a des souvenirs que je n’avais jamais vraiment osé regarder en face.

Et quand un spécialiste confirme qu’il y a d’autres personnes qui vivent des choses similaires c’est réconfortant, c’est juste une réaction d’être humain, c’est compréhensible et ça soulage pas mal. Ce livre est aussi nourrit de cette réflexion sur ma vie, mes choix.

Il m’a permis d’accepter certaines blessures sans les fuir.

En tous cas, l’amour est venu au bon moment, et c’était indispensable.

Robe brodée de larmes et petite cape PHAN HUY, Bracelet etBagues Flèche, pavée de diamants et diamants baguette sur or blanc  BOUCHERON Chaussures Iris Noir 95mm : MAISON ERNEST

Robe à franges en coton noir et perles en bois IMANE AYISSI, Bague Anemone en or blanc 18 carats sertie de diamants blanc et noirs et de saphirs bleus, Bague Pegasus en or blanc 18 carats sertie de diamants et de saphirs roses et bleus, Bracelet Snake en or blanc 18 carats serti de diamants, de saphirs bleus et de grenats verts MIO HARUTAKA Chaussures Iris Noir 95mm : MAISON ERNEST

Comment as-tu tout au long de ta carrière réussi à préserver ta vie personnelle? Penses-tu que cela soit de plus en plus complexe dans le monde de l’information minute?

Je n’ai jamais vraiment calculé, si on a envie on la préserve. Je crois que tout part de l’intérieur.

Aujourd’hui avec les paparazzi ou les portables dans la rue, la photo volée n’est pas contrôlable, mais je n’ai pas envie de vivre enfermée dans mon appartement, je veux vivre comme tout le monde, pouvoir sortir, aller au restaurant ou que sais-je.

Cela fait trente ans que ma vie est comme ça, je ne me plains pas au contraire, je suis assez ouverte, et je n’ai jamais voulu jouer un rôle. 

Je partage quand je suis heureuse ou malheureuse, je ne divise pas ma personnalité, je reste la même chez moi ou dans la presse, mais je ne veux pas vivre cachée ou dans la peur. 

C’est vrai que ma vie privée est parfois un peu étalée mais ça va je le vis bien.

Parce que je sais qui je suis, et ça me protège plus que n’importe quoi.

Justaucorps transparent Windfall, brodé mainet sculpture asymétrique tridimensionnelle brodée main RAHUL MISHRA, Collier  double rang Le Britannique, or blanc et or jaune 18 carats, diamants dont un diamant taille poire D VVS de 2,19 cts, rubis, spinelle, saphirs et émeraudes aux couleurs intenses. Pièce unique – Collection Sceptres Dynasties, Prix sur demande. ASTROM PARIS

Robe bustier sculptée bleue claire, en bandes de satin de soie doublées et ornées de paillettes dorées, et chaussures RAMI AL ALI Couture, Collier L’Universel Céleste transformable en broche, or blanc 18 carats, tourmaline Paraiba centrale greenish blue taille poire de 2,06 cts, tourmalines Paraiba taille cabochon, saphir intense et diamants. Collection Sceptres Prix 179 000 euros. ASTROM PARIS

Tu as une carrière pluridisciplinaire, entre le mannequinat, la télévision, les livres que tu as écrits, tout cela t’a extrêmement liée à la population française (particulièrement) tu es une femme d’affaire très clairement. Quels seront tes prochains grands projets professionnels?

Oui je pourrais partir en aventure dans l’Himalaya et tout de suite après faire une émission TV, des photos. J’aime cette liberté.

J’ai aussi ma mission avec la Croix Rouge (avec qui je m’engage depuis 28 ans), mon projet d’hôtel, toujours là, peut être un autre livre qui sait, mais c’est franchement sans préméditation, c’est l’avantage du mannequinat, de ma carrière personnelle, les portes s’ouvrent devant moi, si le projet me plaît et si une petite curiosité nait en moi je dis oui, je ne dis jamais non par peur, je suis craintive mais cela ne m’empêche pas de relever ces défis. Je ne veux pas me limiter.

C’est grâce à ce genre d’opportunités qu’on se renouvelle, qu’on se redécouvre et qu’on sort de sa zone de confort et c’est là où on apprend. Il y a évidement des échecs, mais on n’en sort jamais perdant, au contraire, même les échecs m’ont construite.

Je ne sais pas de quoi demain sera fait, évidemment j’y réfléchis, mais je ne suis pas fermée, tout peut arriver, ça a toujours été comme ça, je n’ai jamais prévu ma carrière.

Essayer, échouer, renaître de ses cendres, c’est ça mon parcours, ma valise est toujours prête pour partir là ou il faut, j’ai toujours fonctionné à l’instinct et je suis prête pour la suite.

Les cheveux courts? Cela te va si bien et cela change tellement, est-ce une envie du moment? Ou un changement complet pour une nouvelle vie?

Franchement ça s’est fait sur un moment vite fait, comme un sparadrap arraché d’un coup, parce que si on réfléchit trop… Ma mère avait les cheveux courts quand j’étais jeune, j’ai adoré ça et après dans le mannequinat les cheveux font aussi un peu partie de notre « potentiel commercial », je ne sais pas si c’est vrai mais on m’a toujours dit, la chevelure ça fait 20% de notre beauté physique donc préserver ses cheveux c’était toujours important. C’est aussi pour pouvoir changer de coiffure sur les différents jobs.

Mais je pense que j’en ai eu marre de cette image que j’ai eu pendant très longtemps de Barbie, de poupée, de princesse, très lisse. À un moment donné j’en ai eu marre, marre d’être la poupée.

C’est venu avec la personne que je suis aujourd’hui, je n’ai plus besoin d’artifices de ce genre et je pense que je peux faire différemment peut-être même mieux avec une coupe qui correspond, aujourd’hui, à ma personnalité. Mon visage n’est pas caché par mes cheveux, pas besoin d’attirer la lumière sur ma chevelure, je suis là, je plais ou je ne plais pas, ça n’est pas grave mais je me plais, j’adore cette coupe, c’est aussi oser le changement, c’est presque un courage de couper une telle longueur, et je ne me sens pas moins jolie avec mes cheveux courts.

On m’a dit il y a deux jours « I love this! you’re a badass » mais ce n’est pas une rébellion, pas du tout, c’est juste que j’avais envie de couper mes cheveux, tout simplement.

Et pour la première fois, je ne me suis pas demandé ce que les autres allaient en penser.

Robe longue à capuche en organza et sequins bordeaux, brodée de quartz roses et grenats STÉPHANE ROLLAND

Robe brodée de larmes et petite cape PHAN HUY, Chaussures Iris Noir 95mm : MAISON ERNEST

Que fais-tu Adriana dans les rares moments où tu n’es pas sous les projecteurs? Repos, passion/hobby cachés? je présume beaucoup de temps avec ta fille aussi?Ma fille est ma priorité absolue. Avant tout.

Quand je suis avec elle, je ne suis plus mannequin, plus animatrice, plus femme publique. Je suis sa maman. Et c’est là que je suis la plus heureuse.

Je fais énormément d’allers-retours entre Marrakech, Monaco et Paris. Mon travail m’amène à voyager beaucoup, parfois même d’un continent à l’autre, et je travaille énormément. Ce rythme est intense et il est vrai que ce n’est pas toujours simple. Mais quand je suis à Marrakech, je lui consacre mon temps. C’est primordial pour moi, ça m’oblige, dans le bon sens du terme, à être encore plus consciente de chaque moment avec elle. Je veux qu’elle se sente aimée, protégée, solide. Je veux être présente pour elle, mais pas seulement physiquement, aussi émotionnellement. 

Être mère, c’est la responsabilité la plus forte de ma vie. Mais c’est aussi ce qui me donne le plus de force. Tout ce que je fais aujourd’hui, je le fais en pensant à elle.

Je veux qu’elle sache qu’elle peut toujours compter sur moi. Quoi qu’il arrive.

Et puis oui, il faut aussi que je me repose de temps en temps, avoir un petit moment pour soi, je pense que c’est difficile pour de nombreuses femmes de se réserver des pauses, mais c’est nécessaire pour se ressourcer, pour être pleinement disponible pour ceux qu’on aime. Dans ces moments, je lis, j’écoute des livres audio, je regarde Netflix comme tout le monde. Ça peut paraître simple, mais ça me vide la tête. Cela me plonge dans un univers complètement différent, cela me redonne de l’énergie et m’empêche de ruminer. Ça me permet de revenir apaisée, plus présente.

Au fond, ma carrière est importante bien sûr, mais aujourd’hui ma fille passe avant tout. C’est elle qui donne du sens à tout le reste.

Corset et sac en assemblage de cuir d’Ubrique JUANA MARTIN en collaboration avec Loha Spain ,  Montre Traditionnelle Quantième Perpétuel ultra-plate 36,5mm Or Blanc, sertie de 76 diamants taille brillant, bracelet cuir d’alligator bleu foncé, 106 000 € VACHERON CONSTANTIN, Porte-jarretelles et bas : MAISON CLOSE, Chaussures GIUSEPPE ZANOTTI

Adriana Karembeu Sklenarikova porte une robe longue à capuche en organza et sequins bordeaux, brodée de quartz roses et grenats STÉPHANE ROLLAND Haute Couture Printemps -Été 2026. 

Direction Artistique & conversation : Etienne Jeanson

Photographie : Ellen Von Unwerth 

Stylisme : Aurore Donguy chez B.Agency & Etienne Jeanson

Maquillage : Carole Lasnier chez B.Agency

Coiffure : Raynald Croix Bernard chez B.Agency

Manucure : Philippe Ovak chez TAG Agency

Lieu : Palais Galliera – Musée de la Mode de Paris

Editions  LEDUC – 18,90€  sortie le 5 mars 2026 

Direction Artistique : Etienne Jeanson @etiennejeanson / Photographe: Ellen Von Unwerth @ellenvonunwerth @2bmanagement / Stylisme : Aurore Donguy @auroredonguy chez B.Agency @b_agency & Etienne Jeanson @jnsn_fashion / Coiffure : Raynald Croix-Bernard @raynald.croix.bernard chez B.Agency @b_agency / Maquillage : Carole Lasnier @carolelasnier chez B.Agency / Manucure : Philippe Ovak @philippeovak chez TAG Agency @the.tag.agency / Assistante Studio : Celeste Pettorelli @celehotmail / Digital tech & Post-Production : Ovidiu Oltean @therealovidiuoltean /  Assistants photographe : Frédérick Throeler @mozart_vonwelten & Valentin Godineau @valentinodji / Assistante styliste : Siloé Odile @siloe.btn / Relations Publiques & Presse Adriana Karembeu : Florence Cymerman @flo_montecristo / Agent Adriana Karembeu : Romuald Premier @romualdpremier / Production: JNSN Fashion @jnsn_fashion x Hilight Productions @Hilight_Productions_ & Filipine Guyonnaud @filipinee / Remerciements : Palais Galliera, Musée de la Mode de Paris, Béatrice Schoeb, Samy Jelil, Karima Amaouche,  Anthony Mensier

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