OVNI : chronique d’une divulgation imminente 

Journaliste, photographe et auteur du lire OVNI « Chronique d’une divulgation imminente », Sébastien Valiela est aujourd’hui l’une des voix françaises les plus écoutées sur la questions des OVNIs. 

Dans cet entretien sans détour, il revient sur le déclic qui l’a poussé à écrire ce livre devenu best-seller, son expérience personnelle face à un phénomène inexpliqué, l’accélérateur spectaculaire de la divulgation aux Etats-Unis, son rôle d’enquêteur international au sein du MUFON, et les enjeux politiques, scientifiques et démocratiques d’un sujet trop longtemps marginalisé en France

Un échange dense et passionnant, à la croisée du journalisme, de l’enquête de terrain et de l’Histoire en train de s’écrire. 

Tu as écrit ce livre en moins d’un an, tu l’as d’abord auto-édité, avant d’être repris par les Éditions Florentin lorsque les ventes ont littéralement explosé en ligne, une performance vraiment bluffante et une motivation d’un autre monde, sans mauvais jeu de mot…

Le sujet bouillonnait en moi depuis plus de trente ans. J’avais depuis longtemps envie de m’en emparer, mais je ne trouvais pas le bon angle. Refaire un livre de plus sur Roswell ou sur l’histoire classique de l’ufologie n’avait aucun sens : tout cela a déjà été raconté des dizaines de fois.

Quel a été Ie déclencheur ?

Le déclic est venu en 2023.. J’ai été littéralement sidéré par la première audition au Congrès américain, notamment celle de David Grusch. À ce moment-là, j’ai compris que les États-Unis venaient de franchir un cap. On n’était plus dans l’anecdote ou la rumeur, mais dans le début d’un processus de révélation je me suis dit que le mouvement allait se poursuivre. 

Surtout que le public français prend ça un peu pour des doux dingues.

En France, le sujet reste encore très stigmatisé, souvent tourné en dérision. À l’inverse, aux États-Unis, il est désormais traité comme un sujet mainstream, sérieux, institutionnel. On en arrive même à voir des figures de tout premier plan s’exprimer publiquement. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, l’un des personnages les plus importants de l’appareil d’État, a récemment pris la parole dans le documentaire The Age of Disclosure. Et il le fait sans ironie, avec un ton extrêmement posé.

Est-ce que si tu n’avais pas eu cette expérience au Baléare, où tu as vraiment vu un OVNI, tu aurais écrit ce livre référence quand même ?

Oui, je pense. Cette idée, je l’avais déjà en tête depuis longtemps. je ne savais ni quand, ni comment, ni sous quelle forme, mais j’étais certain que je finirais par le faire un jour. Ce que j’ai vu aux Baléares remonte à 2010, donc j’ai quand même attendu. Ce n’est pas cet événement là qui a déclenché le projet. En revanche, ce que j’ai observé m’a profondément conforté dans ce que je pensais déjà. J’y croyais, bien sûr, mais croire sans avoir vu laisse toujours une place au doute. Et il m’arrivait, parfois, d’en avoir.

Donc tu as une expérience fracassante I C’est ce qu’on appelle une rencontre du premier type dans le jargon ufologique…

J’ai observé quelque chose dans le ciel, d’assez près, et surtout de gigantesque, en pleine journée ce qui est relativement rare quand on connaît les statistiques d’observation. Ce que j’ai vu était profondément étonnant. la forme n’avait rien de courant, rien à voir avec ce que j’avais pu lire ou voir auparavant.

Est-ce que tu te doutais à l’époque, quand tu avais eu cette vision, que tu allais devenir un spécialiste ?

Pas vraiment, mais j’étais déjà, intérieurement, quelqu’un de très intéressé par le sujet. Disons que cette expérience a surtout renforcé ma vigilance… et ma motivation. Tout change réellement à partir de 2017, avec la publication d’un article du New York Times. Le journal révèle alors des vidéos issues directement du Pentagone, filmées par des pilotes de chasse de l’US Navy. On y voit des pilotes poursuivre un objet non identifié et l’enregistrer avec les systèmes embarqués de leurs appareils – des F18. À partir de là, tout s’enchaîne. Depuis 2017, on a le sentiment qu’un processus est en place : des informations sortent, certaines prises de parole deviennent possibles alors qu’elles ne l’étaient pas auparavant.À mon sens, il s’agit d’un programme progressif destiné à habituer l’opinion publique, étape par étape.

Donc, reprenons l’historique : cet ouvrage tu commences à l’écrire en… 2024

Exactement, en mars 2024 pour être plus précis.

Est-ce que tu as eu, par exemple, des difficultés pour rencontrer des sommités ou rentrer en contact avec Avi Loeb et Nick Pope? Avi Loeb étant un astrophysicien, l’un des plus connus aux EtatsUnis et le président du centre d’astronomie de Harvard.

C’est un professeur, un astrophysicien, quelqu’un de très respecté. Et Nick Pope, de son côté, a dirigé pendant près de vingt ans l’un des services du ministère de l’lntérieur britannique chargé de l’étude des phénomènes OVNI. Il faisait donc partie d’un service de renseignement et dispose, lui aussi, d’une connaissance extrêmement approfondie du sujet. Ce qui les intéresse profondément, c’est que la pression en faveur de la divulgation ne s’exerce pas uniquement aux États-Unis, mais qu’elle devienne mondiale. Ils ont besoin de relais, d’alliés, dans d’autres pays. Et il est possible qu’ils aient vu en moi quelqu’un capable de jouer ce rôle en France.

Dans la catégorie OVNI nous pouvons parler de best seller. Tu as été en tête du classement pendant combien de semaines aux Etats-Unis ?

Aux États-Unis, le livre est sorti en version anglaise en premier. Il est resté numéro 1 pendant quatre à cinq semaines sur Amazon, ce qui est considérable surtout pour un auteur français. En France, il a également occupé la première place pendant sept à huit semaines. Et il est clair que mon passage chez Cyril Hanouna a joué un rôle déterminant dans cette dynamique et Paris Match aussi.

Sur quels cas travailles-tu actuellement ?

En ce moment, je travaille sur deux dossiers: un cas en Espagne et un autre en Afrique du Sud. À ce stade, ils me paraissent crédibles, mais je n’ai pas encore pu échanger directement avec les témoins. Pour l’instant, j’analyse donc leurs déclarations. J’étudie les lieux à l’aide de Google Maps, j’essaie de comprendre la configuration du terrain, de vérifier les conditions exactes au moment des faits : la météo, l’heure, jour ou nuit, les étoiles visibles, le passage éventuel de satellites, le traffic aérien, ce genre de choses. L’objectif est toujours le même : tenter de trouver une explication rationnelle. Et parfois, on en trouve. Mais il arrive aussi que, malgré toutes les vérifications, aucune explication évidente ne s’impose.

Est-ce que ton passé de journaliste a facilité ton entrée dans l’enquête OVNI?

Oui, complètement. Pour eux, c’était même un point clé. Lorsqu’ils évaluent un parcours, ils s’intéressent beaucoup à ce qu’on a fait avant. Le journalisme est perçu comme très proche du travail d’enquêteur. Ce sont des métiers qui les rassurent, parce qu’ils savent que ce sont des profils de gens qui ont l’investigation dans le sang.

Le documentaire exceptionnel qui vient de sortir t’a évidemment beaucoup aidé ?

Le documentaire The Age of Disclosure est un élément clé. Il est réalisé par Dan Farah, un proche de Steven Spielberg, donc quelqu’un de particulièrement sérieux sur ces sujets. J’ai eu la chance d’entrer en contact avec lui, et nous sommes toujours en relation aujourd’hui. Son travail a clairement contribué à faire bouger les lignes, surtout aux ÉtatsUnis. J’attendais la sortie de ce documentaire. je savais qu’il allait arriver et j’ai volontairement calé la sortie de mon livre au même moment, parce que j’étais convaincu qu’il provoquerait un électrochoc, d’abord aux États-Unis, puis ailleurs. En France, les choses avancent toujours plus lentement, mais l’impact a été réel. Aux États-Unis, en revanche, l’effet a été massif.  À l’heure où l’on se parle, The Age of Disclosure est devenu le plus grand succès de l’histoire d’Amazon, toutes catégories confondues documentaires, films, séries. Un véritable carton. Les gens s’y sont intéressés et l’ont acheté en masse. Et ce succès s’explique par son contenu : trente quatre personnalités de tout premier plan . issues du renseignement, de l’armée et du monde politique – témoignent face caméra. Toutes affirment sans détour que le phénomène est réel. Elles expliquent avoir travaillé elles-mêmes sur ces dossiers et assurent que les États-Unis sont au courant depuis longtemps. Elles évoquent la récupération d’engins, de crashs, et confirment qu’il ne s’agit en aucun cas dune plaisanterie ou d’un sujet marginal.

Donc, l’un des sujets les plus sensibles de notre histoire connaît enfin une avancée significative ?

Effectivement! Ces trente-quatre intervenants sont unanimes : il est désormais nécessaire que les choses avancent au niveau politique, afin d’aboutir à une révélation progressive, maîtrisée, mais honnête à destination du public. Pour eux, il s’agit tout simplement du plus grand secret de l’histoire de l’humanité.

Texte par Gilles Lhote 

Retrouvez la suite de cette interview de Sébastien Valiela dans le numéro avril/mai 2026 du magazine LUI

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