Aqua Kyoto – Rendez-vous au septième ciel des Champs-Élysées pour célébrer un Japon contemporain et chic

2 min de lecture

Au septième étage du 26 avenue des Champs-Élysées, le groupe hongkongais Aqua a posé sa première table française. Un japonais de haut vol, la tour Eiffel en vis-à-vis et des cocktails qui donnent envie de prolonger la nuit.

Par Ulysse Flowen

Une des plus belles vues de Paris

On avait fini par ranger les Champs-Élysées du côté des touristes pressés et des enseignes géantes. Il suffisait pourtant de lever les yeux. Au 26 de l’avenue, il faut grimper jusqu’au septième étage, à travers un ascenseur tamisé de rouge feutré, pour enfin tomber dans cet ambiance lounge chic et moderne du restaurant japonais.

La tour Eiffel se dresse pile au centre de la baie vitrée, avec l’Arc de Triomphe et le Grand Palais en seconds rôles. À la nuit tombée, quand le faisceau de son phare balaie le ciel, l’effet est immédiat. Pour un premier rendez-vous, on voit mal comment faire mieux, et si vous tenez à marquer des points, demandez une table près des vitres.

Un décor entre théâtre d’ombres et nuit tokyoïte

Imaginé par David Yeo, fondateur du groupe Aqua, la décoration emprunte au théâtre d’ombres japonais ses lumières tamisées et ses reflets. Passé les portes d’acier, une sculpture de verre en forme de wasen, la barque traditionnelle japonaise, porte des bonsaïs d’érables aux feuilles de soie, en souvenir des automnes flamboyants de Kyoto.

Au centre, le comptoir à sushis et le bar laissent voir les itamae et les barmen à l’œuvre. Sur les tables, de petites lampes rouges et des assiettes de verre veinées de bleu font écho aux fauteuils orangés. Pour les dîners qui réclament plus de discrétion, un salon privé accueille jusqu’à vingt convives, avec sa propre vue sur la tour Eiffel.

Dans l’assiette, la précision d’abord

Restait à savoir si l’assiette soutiendrait la comparaison avec la vue. Elle la soutient. En entrée, la chair de crabe arrive dressée en cylindre, coiffée de tobiko orange et de wakamé, dans un dashi de tomate verte au shiso. Le bouillon, vif et herbacé, réveille la douceur du crabe, et l’on finit l’assiette sans se poser de questions.

Le plateau de sashimis aligne ensuite sériole, otoro, homard et anguille laquée sur une assiette de verre veinée de bleu. L’otoro fond sur la langue, la sériole garde sa fermeté et l’anguille apporte une touche caramélisée bienvenue. Mention spéciale aux tempuras, d’une légèreté qui ferait presque oublier qu’on dîne sur les Champs-Élysées plutôt que dans une petite adresse de Tokyo.

La carte garde d’autres tentations pour une prochaine visite. Le Miso Gindara Black Cod, mariné sept jours dans le miso Saikyo et le saké avant de passer au grill à charbon, fait figure de classique maison. Les Crystal Sushi jouent la carte de l’esthétisme, avec notamment une noix de Saint-Jacques à la gelée de rose. Quant aux Cigarols de thon épicé et saumon, ils arrivent dans une véritable boîte à cigares. Un clin d’œil que les lecteurs de Lui sauront apprécier.

Au bar, une des mixologies les plus originales de la capitale

Le bar mérite à lui seul les sept étages. Sa carte puise dans le garde-manger japonais. Le Founder’s Negroni marie un gin Nikka infusé à l’huile de coco, du Campari à la fraise et du Cocchi di Torino, avec un petit poisson koï en garniture. Le Masataka Sours associe un cordial de wakamé, le yuzu, la betterave et le gingembre mariné.

Ceux qui conduisent, ou qui préfèrent garder les idées claires pour la suite, se tourneront vers le Kaori. Eau de basilic thaï, Seedlip Garden et verjus composent un cocktail sans alcool où les notes poivrées du basilic du Siam répond aux douceurs des deux condiments softs.

Quand la nuit monte

À mesure que la soirée avance, les jeudi, Kyoto Night se dévoile : la lumière baisse et le son prend du volume. Le DJ set s’installe et en fin de semaine le restaurant glisse doucement vers le club chic, sans jamais quitter la tour Eiffel des yeux. Côté budget, l’addition suit l’altitude.

Au final, Aqua Kyoto tient ses promesses. On y monte pour la vue, on y revient pour le crabe, les tempuras et le bar. Et pour un dîner où il s’agit d’impressionner quelqu’un, le Triangle d’or compte peu d’adresses aussi efficaces.

Infos pratiques

Partager cet article

Facebook
Twitter
Pinterest

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *