« Elle nous pousse à nous rattraper » : ces deux athlètes confirmés nous dévoilent tout sur leurs montres connectées !

L’histoire de la montre de sport remonte aux années 1920. Entre 1926 et 1927, Hans Wilsdorf, fondateur de la marque de luxe Rolex, confectionne pour la nageuse anglaise Mercedes Gleitze une montre étanche qui l’accompagnera pendant sa traversée de la Manche à la nage. Après dix heures d’efforts, la montre est intacte. Un moment inédit qui fait de cet outil la toute première montre étanche au monde. Le modèle « Oyster » défie tous les éléments : eau, altitude, poussière. Aujourd’hui, elle est précurseure de la montre de sport moderne.

Près d’un siècle plus tard, les montres ont largement évolué. Alors que certains modèles de luxe gardent des fonctionnalités mécaniques et automatiques, de nouvelles montres de sport électroniques prennent de plus en plus de place sur le marché. Données GPS, fréquence cardiaque, suggestion de temps de repos, programmes, indicateurs de sommeil, ces nouveaux bijoux s’imposent comme des outils nécessaires au quotidien ! Mais alors, est-il si simple de choisir une montre de sport ? Est-ce un achat véritablement avantageux ? Deux jeunes athlètes anonymes de niveau confirmé nous racontent leur expérience et nous dévoilent tout ce qu’il faut savoir sur les célèbres montres de sport connectées, Garmin et Coros.

Pourquoi choisir une montre pour faire du sport ?

Athlète 1 (Garmin) – Avoir une montre de sport connectée permet de mesurer de façon plus précise ses données sportives, notamment pour la course à pied. Elle permet également de mesurer les battements cardiaques, la vitesse, la distance, la durée et un tas d’autres données plus spécifiques.

Athlète 2 (Coros) – Dans le cas de la course à pied, l’usage de la montre permet de simplifier le tracking des données de course, avant tout pour suivre sa progression, et éventuellement ajuster le programme en fonction de ces données. La montre se différencie du téléphone, par exemple, par la simplicité de lecture directement sur le poignet pendant les courses, ce qui est beaucoup plus pratique. De plus, la mesure des battements cardiaques (quoique plutôt imprécise) n’est possible qu’avec un objet tel que la montre.

⁠Comment la choisir ?

Athlète 1 – Il faut regarder les fonctionnalités de la montre et vérifier qu’elle est adaptée à la pratique. En réalité, les différences entre les montres sont très spécifiques. On retrouve quand même un certain nombre de fonctionnalités communes à toutes les montres.

Athlète 2 – Toutes les marques proposent globalement toutes les gammes. La question est de savoir ce qu’on attend de cette montre (longue autonomie, haute précision, qualité d’affichage…) pour choisir la gamme qui nous correspond le mieux.

⁠Le choix est-il difficile ?

Athlète 1 – Plus ou moins, cela dépend du niveau d’exigence de chacun. Parfois, le budget peut aussi aider à faire des choix.

Athlète 2 – On se perd vite entre les différentes marques. Ainsi, non, ce n’est pas difficile si on accepte de faire des compromis (sinon, oui c’est difficile).

Vous permettent-elles vraiment de vous améliorer ?

Athlète 1 – Je pense que oui parce qu’elle permet d’ajouter une part de science dans l’entraînement en utilisant les données. Elle permet aussi d’avoir potentiellement une progression plus linéaire avec moins de risque de trop s’entraîner sans le savoir.

Athlète 2 – Si on aime travailler avec les statistiques, oui certainement, car elles sont vastes (autant dans le sport que dans la vie de tous les jours). Pour ma part, la vraie différence s’est faite dans les fonctionnalités proposées avec la montre. Notamment, la possibilité de faire des programmes personnalisés et d’avoir un suivi de la « charge d’entraînement ». Particulièrement, les séances fractionnées se voient simplifiées avec tous les intervalles dictés par la montre, qui contrôle la vitesse et alerte si elle n’est pas atteinte. Avoir sa fréquence cardiaque permet aussi d’estimer les zones d’allure de course, ce qui permet de mieux cibler les différentes allures de course.

Quelles fonctionnalités contiennent-elles ?

Athlète 1 – Cela dépend des modèles, mais les entrées de gamme permettent en général de mesurer un grand nombre de sports tels que les sports d’endurance (course à pied, vélo, natation, randonnée, marche, etc.)
Et dans chaque sport, les métriques principales sont : la vitesse, la durée, la distance ainsi que la fréquence cardiaque.

Athlète 2 – GPS GNSS, fréquence cardiaque, programmes personnels, suivi de la charge d’entraînement, estimateur de temps de course, fatigue du corps, estimateur de toutes les zones de course, suivi de sommeil.

Vos montres vous poussent-elles à vous dépasser ?

Athlète 1 – Dans mon cas, pas spécialement. Elle me sert vraiment d’outil pour me dépasser. Pour moi, c’est comme mes chaussures : elles me permettent de courir mais ce ne sont pas elles qui me poussent à me dépasser.

Athlète 2 – Oui, surtout en fractionné, mais également en respectant le programme de course : plus de place pour la procrastination, la montre nous rappelle la séance du jour.
Remettre à plus tard une séance devient frustrant car la montre estime qu’on est en phase de régression. Elle nous pousse à nous rattraper.

⁠Vous est-il possible de faire du sport sans montre maintenant que vous vous y êtes habitués ?

Athlète 1 – Pas vraiment, cela apporte un confort vraiment non négligeable. De plus, une fois que l’on commence à s’entraîner en s’appuyant sur des données, ça devient difficile de modifier sa manière de s’entraîner.

Athlète 2 – Pour ma pratique de la course à pied, ce serait très compliqué.

Vous permettent-elles de mieux comprendre votre corps ?

Athlète 1 – Oui, les montres ont également en général des fonctionnalités de suivi de santé, que ce soit concernant le sommeil, le poids, la récupération, les dépenses caloriques, etc. Elles permettent d’avoir une idée de la manière dont fonctionne notre corps pour optimiser ses performances. Attention néanmoins à ne pas trop s’y fier ni à tout miser dessus. On ne peut pas tout optimiser et ce n’est pas grave.

Athlète 2 – Plus ou moins : je considère avant tout que les mesures secondaires sont imprécises, et qu’il n’est pas pertinent de se baser dessus.

Finalement, il n’existe pas de modèle parfait. Chaque montre, même si la plupart des modèles proposent des fonctionnalités similaires, est différente et correspond à des profils variés. Plus qu’un indicateur temporel, la montre de sport devient un véritable outil du quotidien !

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