Léonie Cassel s’offre des débuts éblouissants pour Dolce & Gabbana 

Il y a des naissances qui sentent déjà le tapis rouge, et puis il y a les Cassel-Bellucci, famille où le destin semble avoir été écrit par un scénariste amoureux des symétries parfaites : Monica en muse absolue, Deva en héritière déjà installée, et voici Léonie, 16 ans, qui déboule en Sicile pour ouvrir un défilé Alta Moda de Dolce & Gabbana comme on entre en scène dans un film où l’on sait, dès le premier plan, qu’elle ne va pas juste jouer un rôle, mais incarner une promesse. Ce mardi 14 juillet, dans les jardins suspendus du parc botanique Radicepura de Taormina, la cadette de Monica Bellucci et Vincent Cassel a fait ce que d’autres rêvent de faire après des années d’agence et de tests photo : elle a ouvert un show, sous les yeux ébahis de Jennifer Lopez, Christian Bale, Erling Haaland et sa compagne, et surtout de sa mère, ancienne muse des deux Rois de Sicile que sont Domenico Dolce et Stefano Gabbana.

Un défilé sicilien où les dieux descendent pour Léonie

Le décor était à la hauteur du mythe que la maison adore raconter : un jardin fleuri et luxuriant, des hommes et des femmes immobiles, comme si le temps avait décidé de faire une pause pour mieux admirer la scène, et une voix off pour lancer le ton : “Il y a des lieux qui appartiennent aux mortels et d’autres qui appartiennent aux dieux. Mais il y a des nuits particulières où les dieux quittent la voûte céleste et descendent au cœur de la Méditerranée, en Sicile.” On ne pouvait pas rêver plus beau tremplin pour une adolescente qui signe ses débuts de mannequin : ici, ce n’est pas juste un défilé, c’est une cérémonie où la Sicile se transforme en Olympe de papier glacé, et Léonie en déesse de passage.

Pour cette collection Alta Moda automne-hiver 2026-2027, Dolce & Gabbana a imaginé des silhouettes directement inspirées des mythes fondateurs de la Sicile et des cultes voués aux dieux et déesses de l’Olympe, et c’est Léonie Cassel qui incarne cette vision. Elle apparaît, au premier rang de cette procession, parée d’une imposante robe brodée de nombreuses fleurs colorées tombant en cascade sur sa jupe en tulle noire, comme si le jardin du Radicepura avait décidé de s’accrocher à elle plutôt que de rester sagement en pot. Des gypsophiles d’un bleu léger se sont glissées dans ses cheveux noués en tresse, se nichent en bouquet au creux de ses mains gantées, et à ses pieds, des escarpins noirs, chacun orné d’une grosse fleur sur le bout, pour rappeler que même les chaussures doivent participer à la mythologie.

Cerise sur le gâteau, ou plutôt croix sur le cou : une croix gothique vient compléter ce look grandiose, détail signature de Dolce & Gabbana, qui rappelle que chez eux, la dévotion n’est jamais très loin de la séduction. Léonie Cassel ne marche pas, elle traverse un décor de film, avec cette assurance tranquille des adolescentes qui n’ont pas besoin de forcer pour qu’on les regarde, et la réussite est double : celle d’une jeune fille qui s’offre des débuts de mannequin dignes d’un conte de fées, et celle d’une maison qui sait parfaitement utiliser son propre récit familial pour en faire une saga de mode.

Hérédité de la beauté et rite de passage chez Dolce & Gabbana

Dire que c’est un rite de passage familial serait presque un euphémisme : la mère, Monica Bellucci, a pendant longtemps été la muse absolue de Domenico Dolce et Stefano Gabbana, icône de la femme sicilienne réinventée, entre sensualité assumée et élégance intemporelle ; la sœur aînée, Deva Cassel, avait déjà fait ses premiers pas de mannequin pour la griffe italienne, confirmant que la dynastie ne se contenterait pas d’un seul chapitre. Avec Léonie, Dolce & Gabbana boucle une sorte de trilogie familiale, où chaque génération vient apporter sa propre nuance à la même histoire : celle d’une beauté qui se transmet, se transforme, et surtout se montre.

À 16 ans, Léonie Cassel n’arrive pas en inconnue : elle a déjà hérité, comme elle l’a dit elle-même, de la quête d’harmonie de sa mère, de l’esprit aventureux de son père, et de la franchise sans détour de Deva. Sur le podium, elle incarne cette synthèse : le visage de la nouvelle génération, mais avec cette familiarité qui fait que le public a l’impression de la connaître depuis toujours. La robe, les fleurs, les gants, la croix, tout est pensé pour qu’elle soit à la fois une jeune fille et une figure de légende, une adolescente de notre époque et une héroïne de mythe sicilien.

Du côté de la maison, la manœuvre est aussi habile que cynique, au meilleur sens du terme : pourquoi chercher une nouvelle muse quand on peut faire grandir, saison après saison, la sienne, sous les yeux du monde ? Léonie Cassel, c’est à la fois une garantie de buzz, une continuité narrative et une manière de dire que Dolce & Gabbana reste la maison des familles, des dynasties, des histoires qui se répètent en mieux. Et si, en plus, l’adolescente a ce quelque chose d’à la fois fragile et impérieux, alors tout est parfait.

Au final, ces débuts éblouissants ne sont pas seulement une réussite pour Léonie Cassel, qui signe une entrée remarquée dans le mannequinat, mais aussi pour Dolce & Gabbana, qui transforme un simple défilé en épisode de saga familiale, où la Sicile, les dieux, les fleurs et les Cassel se mêlent dans un spectacle qui dépasse la mode pour toucher à quelque chose de plus ancien : le plaisir de voir une histoire se continuer, avec une nouvelle héroïne, au bon endroit, au bon moment, sous le bon soleil.

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