Il y a des rituels immuables qui rassurent le bourgeois à l’approche des vacances : le retour des cerises, les grèves de la SNCF et Laëtitia Casta en maillot de bain. Pour l’été 2026, la marque italienne Calzedonia s’est offert le luxe d’un énième pèlerinage balnéaire en envoyant l’icône française d’ores et déjà quadra (48 ans au compteur, mais le lissage numérique veille au grain) prendre la pose à l’île Maurice.
C’est la troisième fois que la nymphe de Lumio prête ses courbes sculpturales à l’enseigne de collants et de bikinis à prix démocratiques. Pour l’occasion, Calzedonia a convoqué le photographe Dudi Hasson avec un brief d’une originalité confondante : de la lumière naturelle, une esthétique minimaliste, et une mer turquoise en arrière-plan.
Du grand écran au grand bain : l’alibi culturel
Car Casta ne chôme pas et tient à rappeler qu’elle n’est pas qu’un corps jeté sur le sable chaud. Entre deux vagues mauriciennes, elle s’affiche actuellement en tête d’affiche de la comédie policière Le Crime du Troisième Étage aux côtés de Gilles Lellouche. U
ne caution artistique bienvenue pour rappeler au public qu’avant d’enfiler un maillot bicolore inspiré des années 90, elle a quand même foulé les planches et aligné plus de trente longs-métrages. Un grand écart permanent entre le septième art et le catalogue de l’été.
Le lycra élevé au rang d’art contemporain
Côté vestiaire, le communiqué officiel rivalise de lyrisme pour nous vendre de la fibre synthétique. On nous promet des pièces « dotées d’une richesse et d’une sophistication technique » — de quoi presque faire oublier qu’on parle de maillots de bain industriels destinés à survivre à trois bains de mer et un cycle d’essorage. On retiendra l’incontournable une-pièce Elegant Bicolor, un bikini en satin brillant baptisé Shiny Satin, et une déclinaison de couleurs où le blanc « lumineux » côtoie le marron Coco Brown, décrété couleur de la saison par les instances autoproclamées de la tendance.
En somme, une collaboration « résolument féminine, moderne et naturelle » qui prouve surtout qu’en 2026, rien ne vend mieux un bikini à cinquante euros que le fantasme intact de la sensualité française des nineties. La routine, quoi.
Image à la Une : Instagram @laetitiacasta


