Avec 11 médailles, la France brille à l’Euro de natation

Les Championnats d’Europe de natation 2026, qui se sont déroulés du 4 au 16 août à Paris et Saint-Denis, ont offert à l’équipe de France un total de 11 médailles en natation course, dont 4 en or, 4 en argent et 3 en bronze, plaçant les Bleus au quatrième rang du tableau des médailles, derrière la Grande-Bretagne (8 titres), l’Italie et la Russie sous bannière neutre.

Le bilan, qualifié de « satisfaisant » par la plupart des observateurs, masque cependant des réalités contrastées : si la France a brillé sur les relais et sur certaines épreuves individuelles, elle a aussi laissé passer quelques opportunités, avec des nageurs attendus sur des podiums qui ont dû se contenter de places d’honneur, et cette sensation que l’équipe de France, bien que solide, n’a pas encore totalement retrouvé le niveau qui avait fait sa gloire lors des Jeux de Paris 2024. Mais avec 11 médailles, dont deux titres individuels pour Léon Marchand et un pour Mary-Ambre Moluh, la natation française peut légitimement considérer qu’elle a réussi son Euro, à domicile, devant un public qui n’a pas ménagé ses encouragements.

Euro natation 2026 : Léon Marchand et Mary-Ambre Moluh, doubles stars françaises

Léon Marchand, déjà triple médaillé olympique à Paris 2024, a confirmé son statut de leader incontesté de l’équipe de France en remportant deux titres individuels : le 200 m papillon et le 400 m nage libre, avec une domination qui n’a jamais vraiment été mise en doute. Sur 200 m papillon, le nageur de 24 ans a réalisé une course parfaite, s’imposant avec plus d’une seconde d’avance sur son dauphin, tandis que sur 400 m nage libre, il a signé une performance encore plus impressionnante, battant le record de France et s’offrant le troisième temps de l’histoire sur la distance, derrière seulement le légendaire Paul Biedermann et le record du monde.

Mary-Ambre Moluh, 19 ans, a elle aussi brillé de mille feux, remportant l’or sur 100 m dos avec un record d’Europe et des championnats, et l’argent sur 50 m dos, confirmant ainsi son statut de révélation de ces championnats. La nageuse, qui avait déjà montré des signes prometteurs lors des Jeux de Paris, a transformé l’essai à domicile, s’imposant comme l’une des meilleures nageuses de dos européennes, avec cette capacité à accélérer en fin de course qui fait la différence entre les bonnes nageuses et les championnes.

Maxime Grousset, de son côté, a décroché deux médailles d’argent, sur 50 m et 100 m papillon, confirmant son statut de spécialiste des distances courtes, tandis que Pauline Mahieu a complété le tableau individuel avec deux médailles de bronze, sur 100 m et 200 m dos, derrière sa coéquipière Mary-Ambre Moluh. Une domination française sur les épreuves de dos féminin qui a permis à la France de placer deux nageuses sur le podium à chaque fois, preuve que la profondeur de l’équipe de France n’est plus un vain mot.

France 11 médailles natation : les relais, fierté des Bleus

Les relais ont également été à la hauteur des attentes, avec trois médailles sur quatre courses, dont un titre historique sur le 4 × 100 m quatre nages mixte, remporté par Mary-Ambre Moluh, Carl Aitkaci, Maxime Grousset et Marie Wattel, qui ont signé une performance collective d’une rare précision. Le relais masculin 4 × 200 m nage libre, composé de Léon Marchand, Pierre Largeron, Sauveur Cristofini et Roman Fuchs, a décroché l’argent, tandis que le 4 × 100 m quatre nages hommes, avec Yohann Ndoye-Brouard, Carl Aitkaci, Léon Marchand et Maxime Grousset, a complété le tableau avec une médaille de bronze arrachée dans une ambiance électrique, lors de la dernière soirée des championnats.

Au total, la France a terminé quatrième du classement des nations en natation en grand bassin, avec 11 médailles, mais cinquième si l’on tient compte de toutes les disciplines, avec en plus quatre récompenses glanées en plongeon, en eau libre et en plongeon de haut vol. Marc-Antoine Olivier et Logan Fontaine, en eau libre, ont ainsi décroché respectivement l’argent et le bronze sur le 3 km knock-out, tandis que Jules Bouyer, en plongeon, et les spécialistes de haut vol ont complété le tableau avec deux autres médailles.

La Grande-Bretagne, avec 8 titres, 2 médailles d’argent et 4 de bronze, termine en tête du classement, devant l’Italie et la Russie, tandis que la France, avec ses 11 médailles, signe sa meilleure performance européenne depuis plusieurs années, à domicile, devant un public qui n’a pas ménagé ses encouragements. Un bilan qui, s’il ne permet pas à la France de rivaliser avec les toutes meilleures nations européennes, témoigne d’une progression constante, d’une profondeur de l’équipe et d’une capacité à performer sur tous les fronts, des épreuves individuelles aux relais.

La natation française, après les Jeux de Paris 2024, a trouvé un nouvel équilibre, avec des leaders comme Léon Marchand et Mary-Ambre Moluh, des relais solides, et cette capacité à briller à domicile, devant un public qui a fait de ces championnats une véritable fête de la natation. Avec 11 médailles, la France brille à l’Euro de natation, et elle prouve que, même sans dominer la compétition, elle peut encore compter sur ses valeurs, ses talents et cette envie de briller qui fait la différence entre les bonnes équipes et les grandes nations.

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