Séville, en plein Renacimiento

Entre l’architecture futuriste du Barceló Sevilla Renacimiento, les palais mudéjars et la ferveur de la Feria de Abril, Séville déploie un art de vivre où l’histoire ne cesse jamais de danser.

Par Ulysse Flowen

Une ville qui entre en scène

À Séville, l’art mudéjar, les palais, les chevaux et les verres de rebujito composent un art de vivre qui ne se visite pas seulement : il se traverse, se regarde, s’écoute et parfois se danse. Depuis le Barceló Sevilla Renacimiento, né dans l’élan futuriste de l’Exposition universelle de 1992, la ville se révèle dans toute sa singularité : à la fois historique, théâtrale, profondément andalouse, et plus animée que jamais lorsque la Feria de Abril rallume ses lanternes.


Il y a des villes qui se visitent. Et puis il y a Séville, qui se traverse comme une scène. Tout y semble avoir été composé pour le regard : les façades couleur miel, les patios où l’eau murmure, les azulejos qui accrochent la lumière, les calèches qui fendent la ville comme si le XIXe siècle n’avait jamais vraiment pris fin. Ici, l’histoire n’est pas posée sous cloche. Elle circule, chante, boit, danse, s’invite dans la rue, puis disparaît derrière un portail entrouvert.

Au printemps, cette théâtralité naturelle prend une ampleur particulière. La Feria de Abril transforme Séville en capitale provisoire de l’Andalousie rêvée. Dans les allées du Real, les chevaux ont la priorité, les robes à volants dessinent des éclats de couleur, les chaussures se couvrent peu à peu d’albero, cette terre jaune qui finit par signer tous ceux qui reviennent de la Feria. On y arrive propre pour en ressortir marqué.

Barceló Sevilla Renacimiento, l’autre visage de Séville

À quelques minutes de cette effervescence, sur l’île de la Cartuja, le Barceló Sevilla Renacimiento offre un contrepoint inattendu. L’hôtel, construit pour l’Exposition universelle de 1992, appartient à cette autre Séville : celle qui a voulu regarder vers le futur sans renoncer à ses mythologies. Signé par l’architecte Javier Carvajal Ferrer, l’établissement se reconnaît à ses trois volumes circulaires, comme une évocation des trois caravelles de Christophe Colomb : la Niña, la Pinta et la Santa María.


Le Barceló Sevilla Renacimiento impose une silhouette futuriste, muséale, avec ses courbes organiques, ses volumes massifs et sa lumière intérieure. Il y a quelque chose du Guggenheim dans cette manière d’assumer l’arrondi, la monumentalité, l’effet de rupture. Mais l’hôtel ne joue pas la provocation froide. Même complet, on ne s’y sent jamais comprimé. À Séville, où la fête peut vite devenir torrentielle, cette sensation d’espace devient un luxe à part entière. Les 295 chambres prolongent cette idée d’un refuge urbain, clair et confortable, entre modernité assumée et douceur andalouse. Certaines ouvrent sur le Guadalquivir, d’autres sur les jardins intérieurs. Les suites du rez-de-chaussée, avec jacuzzi, ajoutent une dimension plus confidentielle, presque domestique, à cet ensemble pourtant pensé à grande échelle. Dans les chambres, les détails décoratifs rappellent le voyage, la traversée, l’imaginaire de la découverte. Les lampes, notamment, évoquent les étapes du voyage du Génois. Là encore, la référence historique n’est jamais très loin.

Un refuge contemporain sur les rives du Guadalquivir

Le Barceló Sevilla Renacimiento n’a pas seulement pour lui son architecture. Il possède aussi cette qualité précieuse dans une ville aussi intense que Séville : créer de la distance sans couper du réel. Installé sur les rives du Guadalquivir, à la fois proche du centre historique et légèrement en retrait de son agitation, il permet d’entrer
et de sortir du tumulte avec élégance. Le matin, on rejoint la ville ancienne. Le soir, on revient respirer.


Ses piscines, ses espaces de bien-être, ses terrasses et ses volumes intérieurs en font une adresse particulièrement confortable pour un séjour sévillan. Tout est fluide, accessible, lisible, sans jamais faire perdre le plaisir du lieu. L’hôtel accueille aussi bien les voyageurs d’affaires que les familles ou les amateurs de city-breaks haut de gamme. Mais sa force, dans le contexte d’un voyage à Séville, tient surtout à son identité : il ne cherche pas à imiter le centre historique. Il ne se déguise pas en palais andalou. Il assume son époque, son héritage Expo 92, son architecture singulière, sa vocation cosmopolite.

Séville mudéjare, ou l’art du mélange

Le matin, on quitte la Cartuja pour rejoindre le cœur ancien. Et soudain, tout change de grammaire. La ville abandonne les lignes contemporaines pour renouer avec son alphabet le plus singulier : l’art mudéjar. Ce style, né du frottement entre héritages islamiques et pouvoir chrétien, donne à Séville une profondeur esthétique unique. Rien n’y est seulement décoratif. Tout semble répondre à une science de l’ombre, de l’eau et du motif.


Au Real Alcázar, cette esthétique atteint l’un de ses sommets. Ancienne forteresse musulmane, transformée au fil des siècles par les souverains chrétiens, le palais compose un vertige de styles où se croisent architecture Islamique, mudéjare, gothique, Renaissance et baroque. L’Alcázar demeure encore aujourd’hui la résidence officielle de la famille royale espagnole lorsqu’elle séjourne à Séville.


La cathédrale raconte une autre histoire de superposition. Édifiée sur l’emplacement d’une ancienne mosquée, elle mêle gothique et Renaissance, tandis que la Giralda conserve la mémoire de l’ancien minaret almohade. Séville avance ainsi par strates. Elle ne détruit jamais complètement ce qui la précède. Elle absorbe, transforme, réinterprète. C’est peut-être cela, son génie : faire tenir ensemble l’Orient et l’Occident, le sacré et le populaire, le monumental et l’intime.

À table, le goût de l’Andalousie

Cette identité se retrouve aussi à table. Séville est une ville de palais, mais aussi de comptoirs, de nappes blanches, de petites assiettes partagées et de produits de la mer travaillés avec une simplicité savante. Sa gastronomie se situe au croisement du monde méditerranéen, de l’Atlantique tout proche, des traditions andalouses et d’un certain art espagnol du partage.


À deux pas de la cathédrale, Casa Robles incarne cette cuisine de croisement : une adresse authentique, sans folklore forcé, où l’on passe des tapas andalouses aux poissons et fruits de mer préparés avec des techniques mauresques. Les gambas al ajillo, puissantes et envoûtantes, résument assez bien l’esprit du lieu : de l’ail, de l’huile, du feu, du produit, et cette manière très espagnole de rendre les choses simples absolument mémorables.


On y retrouve ce que Séville fait de mieux : ne jamais choisir entre générosité et précision. La cuisine y est directe, solaire, parfois terrienne, parfois marine, toujours habitée par le goût. Elle accompagne la ville plus qu’elle ne la commente. On mange comme on marche à Séville : en se laissant happer par les odeurs, les musiques, les appels de lumière, les assiettes que l’on n’avait pas prévues et que l’on finit par commander quand même.

Feria de Abril, la ville dans la ville

Née au XIXe siècle autour d’une foire agricole, la Feria de Abril est devenue l’un des grands rituels sociaux de Séville. Quelques stands à l’origine, plus d’un millier de casetas aujourd’hui : une ville éphémère avec ses rues, ses codes, ses habitudes et ses fidélités. On y boit du rebujito, on partage des assiettes, on chante, on danse, on se retrouve. Mais la Feria n’est pas un spectacle offert aux visiteurs. C’est d’abord une réunion d’amis, de familles, de confréries, de cercles, où les voyageurs ne font qu’approcher un monde. Les Oficinas Turismo de Sevilla et d’Andalucía font en sorte de rendre l’expérience la plus unique et vibrante possible !


Dans la journée, les chevaux et les calèches défilent en ayant la priorité. Tout le monde les admire. Le sable jaune d’albero monte en poussière légère, les robes de flamenca transforment les allées en nuancier vivant, et parfois, sans prévenir, une voix s’élève, des mains frappent, quelques pas de danse surgissent. C’est la magie de la Feria : donner l’impression de revenir au XIXe siècle sans jamais tomber dans la reconstitution.


Car la Feria n’est pas un décor. Elle vit, déborde, se transmet. Dehors, la foule célèbre, chante, boit, commente les chevaux, acclame les toreros ; dedans, dans les casetas, L’ambiance devient plus intime, presque familiale. Celui qui revient de la Feria a les chaussures jaunes, marquées par la terre albero : preuve matérielle d’un passage dans un autre régime du temps. Séville ne s’y donne jamais tout à fait. Elle invite, puis se retire. Elle entrouvre une porte, puis laisse deviner ce qui se passe derrière.

Le luxe d’une ville qui ne choisit pas

Le soir, quand la lumière descend sur la ville, on comprend mieux ce que Séville a d’irrésistible. Elle ne choisit jamais entre ses visages. Elle est mauresque et catholique, populaire et aristocratique, terrienne et théâtrale, ancienne et contemporaine. Elle peut offrir, dans la même journée, les stucs délicats de l’Alcázar, la nef immense de la cathédrale, un déjeuner chez Casa Robles, une danse improvisée dans la poussière jaune, un cocktail au coucher du soleil et le calme enveloppant d’un cinq étoiles né d’une exposition universelle.

Le Barceló Sevilla Renacimiento incarne parfaitement cette dualité. Sa situation sur les rives du Guadalquivir participe à cette impression. Le fleuve, longtemps colonne vertébrale de la puissance sévillane, relie l’hôtel au grand récit de la ville. Il rappelle les départs, les échanges, les conquêtes, les retours. Depuis la Cartuja, Séville semble à la fois proche et légèrement tenue à distance. C’est une position précieuse : assez près pour rejoindre l’effervescence, assez loin pour ne pas la subir.

Barceló Sevilla Renacimiento
Av. Álvaro Alonso Barba, s/n, 41092 Sevilla, Espagne
+34 954 46 22 22
https://www.instagram.com/barcelosevillarenacimiento/

Vueling, le choix le plus simple et rapide pour s’y rendre

Avec sa liaison directe entre Paris-Orly et Séville, Vueling rapproche la capitale française de l’une des villes les plus envoûtantes d’Espagne, dès 44 € l’aller sur certains vols directs. La compagnie propose généralement autour de deux vols directs par jour, avec une fréquence renforcée à la belle saison, lorsque l’appel des patios fleuris, des soirées flamenco et des façades dorées devient irrésistible. En hiver, le rythme se fait plus doux, complété par une dizaine de connexions quotidiennes via Barcelone.

Filiale du groupe IAG, Vueling s’impose comme l’un des acteurs majeurs du ciel européen et un maillon essentiel de la connectivité espagnole. Leader sur sa base historique de Barcelone-El Prat, mais aussi bien implantée sur des marchés stratégiques comme Bilbao, la compagnie joue un rôle central dans les liaisons entre la péninsule ibérique, les Baléares et les Canaries. À l’international, elle poursuit également son développement depuis des bases clés comme Paris-Orly.

Avec environ 250 routes opérées chaque année dans 30 pays et plus de 225 000 vols assurés en 2025, Vueling conjugue densité du réseau, accessibilité et agilité. Forte de plus de 5 000 collaborateurs, elle est aussi la seule compagnie aérienne européenne certifiée Top Employer.

Son autre marque de fabrique ? Une culture digitale revendiquée. Première compagnie à avoir proposé la vente de billets via une application mobile, puis les cartes d’embarquement numériques avec QR Code, Vueling continue d’investir dans l’innovation, avec plus de 600 personnes mobilisées dans ses centres de Barcelone et Saragosse. De quoi faire de cette liaison Paris-Orly – Séville une invitation simple, fluide et contemporaine à rejoindre le cœur vibrant de l’Andalousie.

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