Alexandre n’est pas forcément celui qu’on imagine. Loin des clichés des concours de beauté, c’est un homme posé, bien ancré dans sa vie personnelle qui s’est montré face à nous.
Peu farouche, se prêtant au jeu de la mode, le candidat France à Mister Universe se dévoile autrement dans un format qui est à mille lieues de sa vie d’il y a quelques mois.
Que t’es-tu dit le jour où l’organisation de Mister Universe t’a contacté ? Blague ? Nouvelle vie ? Célébrité en vue ?
J’ai cru que c’était une blague au début, j’en ai parlé à ma compagne et mes copains qui m’ont dit « Vas-y, tu verras bien ce que cela donne ». Puis j’ai vu que c’était légitime. Mais non, je ne me suis pas imaginé une nouvelle vie, ni célèbre, je ne me considère pas célèbre d’ailleurs.
Ressens-tu un changement de vie ? Ou juste une simple évolution en accord avec toi-même ?
Oui, fatalement, puisque je me déplace plus régulièrement à Paris pour bosser, mais je le vois plus comme une évolution. Ce n’est pas mon métier de base, je découvre peu à peu, ça fait contraste, c’est une aventure et j’aime bien ça l’aventure.
Los Angeles, y es-tu déjà allé ? Qu’est ce que cette ville t’évoquait avant et que t’évoque t-elle maintenant à quelques semaines de ton voyage ?
Je ne connais pas, je ne suis jamais allé aux Etats-Unis, ça m’évoque le soleil, les plages, la ville, l’urbanisme qui se jette dans l’océan. J’ai grandi du côté de Biarritz et c’est un peu ça (dans une toute autre mesure) la ville directement en contact avec le littoral, j’ai un peu cette image de la côte ouest des Etats-Unis. Une semaine là-bas je vais la vivre comme des vacances, il va falloir bosser mais je prends ça un peu comme une parenthèse.
Ton projet de ferme a-t-il toujours été un rêve, un but, une passion ? Ou est-ce un retour nécessaire (à la nature) avec ton changement professionnel ?
Ma compagne avait des animaux lorsqu’on s’est rencontrés et voulait donc habiter à la campagne. J’ai grandi dans des villages, ensuite j’ai travaillé en ville, mais je ne me voyais pas y habiter sur le long terme. La campagne ce n’était pas forcément un rêve, mais c’est devenu notre projet commun, on s’est donc installés dans notre ferme. Et je me sens beaucoup mieux à la campagne qu’en ville.
Quel est ton rapport à la mode, la culture, l’art en général ?
Rapport à la mode… je n’avais pas vraiment de contact, sauf en salle d’attente au travers des magazines… de cabinet médical. J’ai toujours été attiré par le vestiaire masculin, le côté sartorial. Être bien habillé est un respect de soi et pour les autres. Mais la mode éditoriale en tant que telle, je découvre. J’ai un rapport assez étroit avec la musique, que j’aime beaucoup pour plein de raisons, je pratique un peu quand j’ai le temps, grâce à un ami cher qui m’a initié, sans être un très grand instrumentiste. J’aime beaucoup en écouter aussi, un peu de tout, du baroque, du jazz, du romantique, classique, blues, rock, électronique, acoustique, assez peu de musique contemporaine, je ne me retrouve pas dans ce qui nous est proposé dans la musique contemporaine. Il y a des sons sympa, mais j’écoute peu.
Une oeuvre d’art favorite ? Pourquoi ?
Je n’ai pas d’oeuvre favorite mais je suis très attiré par l’impressionnisme. Enfant, on se baladait à Saint-Jean-de-Luz avec mes parents, et des artistes y peignaient des petites toiles sur les bords de mer, de plage et dans le bourg. J’ai eu une connexion avec ces toiles, qui ne sont pas académiques, mais qui représentent l’instant présent, la lumière telle qu’on la voit, la ressent, le reflet de ce que la lumière propose. Mon père aimait beaucoup l’art, il y avait plein de livres sur Monet, Manet, Degas, Pissaro, Renoir etc… J’ai fait un peu dessin, de sculpture sur bois, mais je ne suis pas artiste moi-même.
Direction artistique et conversation : Étienne Jeanson, Photos : Iris Brosch
Retrouvez les photos d’Alexandre Jacquier dans le numéro avril-mai du magazine LUI.


