Il y a des musées qui ouvrent leurs portes au design avec la prudence d’une vierge effarouchée, et puis il y a le Musée Fabre de Montpellier, qui, après deux siècles de peinture sage et rangée (Raphaël, David, Morisot, Matisse…), décide de franchir le pas avec une rétrospective monumentale dédiée à Pierre Paulin (1927-2009), le designer français le plus influent, le plus visionnaire, et surtout le plus provocateur du XXe siècle, avec cette manière très personnelle de transformer une première en manifeste, un manifeste en déclaration, et une déclaration en philosophie muséale digne des plus belles heures du Centre Pompidou. L’exposition « Le Design selon Pierre Paulin (1927-2009) », visible jusqu’au 1er novembre 2026 sur 800 mètres carrés, présente 111 pièces classées chronologiquement (objets, dessins, revues, vidéos…) et illustre le cheminement d’un « intuitif, qui n’a pas fait d’école », comme Pierre Paulin se définissait lui-même avec cette modestie feinte des génies qui savent pertinemment qu’ils ont révolutionné leur art.
La pièce maîtresse de cette rétrospective, c’est le fumoir de l’Elysée, commandé par Georges Pompidou en 1972, qui n’avait pas été vu depuis 1974, quand Valéry Giscard d’Estaing, élu président de la République, l’avait fait démonter pour un retour au style Louis XV et Régence, comme si le design des années 70 était une passade honteuse, une erreur de jugement, une faute de goût à effacer au plus vite. Restauré après 50 ans d’oubli par les ateliers du Mobilier national, ce chef-d’œuvre du design des années 1970 renaît de ses cendres avec sa structure métallique sur laquelle sont accrochées les lampes et tendue une vaste tente en clé de voûte, derrière laquelle se cachent, sans dommage, des boiseries Napoléon III, comme un pied de nez posthume au bon goût giscardiens. Au centre du fumoir élyséen, une table basse évoquant une grande fleur, avec des pétales blancs en plastique rigide entourant un cœur lumineux, concentre tous les regards, avec cette manière très personnelle de transformer un regard en manifeste, un manifeste en déclaration, et une déclaration en philosophie de design digne des plus belles heures du pop art.
Pierre Paulin au Musée Fabre de Montpellier : 111 pièces et un fumoir de l’Elysée restauré
Ce qui frappe dans cette exposition, c’est moins l’ampleur de la rétrospective que la manière dont elle est orchestrée : avec une précision d’horloger, une scénographie millimétrée, et cette capacité à transformer chaque pièce en manifeste, chaque manifeste en déclaration, et chaque déclaration en philosophie de design digne des plus belles heures du Bauhaus. Les visiteurs peuvent admirer les créations les plus iconiques de Paulin, dont le fauteuil Mushroom (1959), le Ribbon Chair (1966), le célébré Tongue Chair (1968), le fauteuil Orange Slice (1960), et le fauteuil Tulipe (1965), tous produits pour la marque néerlandaise Artifort, avec cette manière très personnelle de transformer une création en héritage, un héritage en légende, et une légende en mythe digne des plus belles heures de l’Art Déco. Une exposition qui, selon les premiers commentaires, « aurait le mérite de clarifier les choses », avec cette manière très personnelle de transformer une clarification en acte de communication, une communication en stratégie, une stratégie en politique digne des plus belles heures de la Ve République.
Benjamin Paulin, le fils du designer, qui a participé à l’organisation de l’exposition, a confié que la famille possède aujourd’hui une collection de 350 pièces, dont une trentaine sont présentées dans cette exposition, comme le premier fauteuil de 1952, avec cette manière très personnelle de transformer une collection en héritage, un héritage en légende, et une légende en mythe digne des plus belles heures des Médicis. Une collection qui, selon les premiers commentaires, « poursuit son irrésistible ascension à l’international », avec cette manière très personnelle de transformer une ascension en manifeste, un manifeste en déclaration, et une déclaration en philosophie de carrière digne des plus belles heures de Hollywood. Paulin, qui a passé les dernières années de sa vie à Montpellier, où il est mort en 2009, a toujours eu cette capacité à choisir des projets qui défient le public, qui challengent les conventions, qui transforment chaque création en personnage.
Le Musée Fabre, fondé en 1825 et inauguré en 1828, accueille ainsi son premier événement design, ouvrant une nouvelle ère pour cette institution spécialisée dans la peinture du XVIe au XXe siècle, avec cette manière très personnelle de transformer une institution en manifeste, un manifeste en déclaration, et une déclaration en philosophie muséale digne des plus belles heures du Louvre. Une décision qui, selon les premiers commentaires, « aurait le mérite de clarifier les choses », avec cette manière très personnelle de transformer une décision en acte de communication, une communication en stratégie, une stratégie en politique digne des plus belles heures de l’ENA.
Exposition Pierre Paulin à Montpellier : entre fumoir igloo et Vidéo Barnum
Ce qui rend cette exposition particulièrement intéressante, c’est cette idée que Paulin, même dans ses dernières années, continuait de créer, d’innover, de défier, avec cette capacité unique à transformer chaque création en manifeste, chaque manifeste en déclaration, et chaque déclaration en philosophie de design digne des plus belles heures du postmodernisme. Une carrière qui, selon les premiers commentaires, « aurait le mérite de clarifier les choses », avec cette manière très personnelle de transformer une carrière en héritage, un héritage en légende, et une légende en mythe digne des plus belles heures de la Renaissance.
Outre le fumoir de l’Elysée, l’exposition présente également le Vidéo Barnum, un espace de repos et de visionnage qui a fait son temps, avec cette manière très personnelle de transformer un espace en manifeste, un manifeste en déclaration, et une déclaration en philosophie de design digne des plus belles heures du futurisme. Une installation qui, selon les premiers commentaires, « s’annonce particulièrement prestigieuse », avec cette manière très personnelle de transformer un prestige en héritage, un héritage en légende, et une légende en mythe digne des plus belles heures de Versailles.


