La grande artiste japonaise Yayoi Kusama, connue pour ses pois, décède à 97 ans

Yayoi Kusama, l’artiste japonaise mondialement célèbre pour ses pois, ses citrouilles et ses installations immersives, est décédée le 14 août 2026 à l’âge de 97 ans dans un hôpital de Tokyo où elle vivait depuis 1977. La nouvelle n’a été rendue publique que le 27 août par sa galerie David Zwirner et la Yayoi Kusama Foundation, qui ont confirmé que l’artiste est morte d’une défaillance multiviscérale après avoir continué à peindre jusqu’à ses derniers jours. Née le 22 mars 1929 à Matsumoto, dans la préfecture de Nagano, Kusama aura traversé plus de sept décennies de création artistique, transformant ses hallucinations d’enfance en un univers visuel reconnaissable entre mille, des peintures couvertes de pois aux sculptures de citrouilles, en passant par les célèbres salles de miroirs à l’infini.

« Elle a continué à peindre jusqu’à ses derniers jours, sans jamais poser son pinceau, poursuivant son exploration de l’amour infini et de l’âme éternelle », indique le communiqué de son atelier, qui précise que l’artiste a vécu recluse volontairement dans un établissement psychiatrique à proximité de son studio pendant près de cinquante ans. Une décision qui n’a jamais entamé sa productivité ni sa capacité à transformer chaque exposition en événement mondial, chaque collaboration en succès commercial, et chaque œuvre en icône de la culture populaire.

Décès de Yayoi Kusama : sept décennies de création et des records de vente

L’ascension de Kusama commence à la fin des années 1950 avec ses premières peintures abstraites baptisées « Infinity Nets », des toiles blanches ou noires couvertes de milliers de petites touches de peinture formant un maillage tourbillonnant. Elle s’installe à New York en 1958, où elle devient une figure centrale de la scène avant-gardiste, organisant des performances publiques provocatrices et créant des sculptures phalliques qui font scandale. De retour au Japon en 1973, elle s’isole progressivement mais ne cesse jamais de produire, ouvrant même son propre musée à Tokyo en 2017, le Yayoi Kusama Museum, qui présente ses œuvres de manière permanente.

Ses installations de salles de miroirs à l’infini, comme Infinity Mirror Room – Phalli’s Field (1965) ou The Souls of Millions of Light Years Away (2013), sont devenues des attractions majeures des musées contemporains, attirant des files d’attente interminables et générant des millions de publications sur les réseaux sociaux. Sa collaboration avec Louis Vuitton en 2023, qui a vu ses pois recouvrir les vitrines et les produits de la marque dans le monde entier, a confirmé son statut d’icône transfrontalière, capable de séduire autant les collectionneurs d’art que le grand public.

Yayoi Kusama reine des pois : un héritage artistique mondial

L’œuvre de Kusama, qui a puisé son inspiration dans les hallucinations visuelles qui l’accompagnent depuis l’enfance, couvre tous les médiums : peinture, sculpture, installation, performance, littérature, cinéma et même design de mode. Ses citrouilles, qu’elle considère comme ses alter ego, sont devenues des sculptures emblématiques, vendues aux enchères pour des dizaines de millions de dollars, faisant d’elle l’une des artistes vivantes les plus cotées du marché de l’art.

Les hommages ont afflué immédiatement après l’annonce de son décès, avec des messages de musées, de galeries et de collectionneurs saluant « l’une des artistes les plus célébrées et les plus vendues au monde ». Le Yayoi Kusama Museum a annoncé une rétrospective posthume, tandis que des institutions comme le MoMA, le Tate Modern et le Centre Pompidou ont rappelé l’importance de son apport à l’art contemporain. Kusama laisse derrière elle une œuvre prolifique, des records de vente et un héritage qui continuera d’influencer les générations futures d’artistes.

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