Les filles vues par… Marian Sell

Archive de la série « Les filles vues par… » dans laquelle nous faisons connaissance avec les photographes du Nu…

Né en Allemagne et désormais établi aux États-Unis, Marian Sell nous a tapé dans l’œil pour sa lumière vive et vivante, ses modèles si plein de puissance et d’indépendance, son sens du cadre et, pourrait-on dire, du mouvement, tant ses modèles semblent surpris, souvent, entre deux actions, dont nous ignorons tout. Qui sont elles et où vont-elles ? On ignore si Marian Sell a la réponse a ces questions, mais on sait qu’il était là pour immortaliser quelques secondes d’oubli dans les existences menées bien souvent à 100 à l’heure par nos jeunes contemporaines. Il s’est prêt au questionnaire de Lui.fr.

Quand et comment avez-vous décidé de devenir photographe professionnel ?

Mon père m’a offert son vieux Canon AE1 et son matériel à chambre noire quand j’avais 15 ans. Il avait travaillé pour un petit journal à Hilden en Allemagne, durant sa jeunesse. Avec cet appareil, je me suis vite passionné pour la photographie et la lumière, puis j’ai commencé à prendre des photos de mes amis après l’école et pendant mes vacances —j’étais ce gamin qui a toujours un appareil photo avec lui. Après mon lycée et l’année de travail en association qui le suit souvent en Allemagne, j’ai commencé à exercer comme assistant de Ansgar Maria van Treeck, qui m’a appris l’aspect technique de la photographie et comment photographier convenablement l’architecture, sur diapositives et au grand angle. Vers l’âge de 22 ans, j’ai commencé à comprendre que, peut-être, je pourrais faire de cette passion une profession. Je ne suis pas allé en école d’art ou de photographie, j’ai d’une certaine manière écouté mes tripes et mon instinct plutôt que de trop réfléchir, ce qui m’a amené à Paris où j’ai vécu 5 ans durant. Maintenant, j’habite à New York, depuis 6 ans.

Que préférez-vous photographier ?

Mes sujets préférés, ce sont les femmes fortes et sexy. Je suis fasciné par ces femmes qui ont une telle confiance en elles qu’elle semblent presque inapprochables et intouchables.

Qu’est-ce qui est important pour vous ? Qu’est-ce que vous trouvez beau ? Quelles sont vos inspirations ?

Ce pourrait être une très longue liste… Je vais essayer de nommer les photographes que j’apprécie pour le style si distinctif : Chris von Wangenheim, Guy Bourdin, Helmut Newton, Jean Rougeron… Et mon ami Bruno Dayan, qui est clairement un génie. Chapeau (en français dans le texte) !

Qui ou que rêvez-vous de photographier à l’avenir ?

Ma deuxième plus grande passion, après la photo, est l’océan. J’essaie de pratiquer le kitesurf au moins une fois par semaine. Je travaille encore à combiner ma passion pour la photo de mode… Et celle pour les sports nautiques. Je reviendrai vers vous quand j’aurai trouvé la solution !

Un conseil pour les photographes débutants ?

Dans la photo d’art et de beauté, il est très important à mon sens de se construire une signature, un style reconnaissable. Je ne parle pas nécessairement d’une sensibilité particulière à la lumière, ou un d’un usage singulier des éclairages, ou de la préférence pour un objectif parmi les autres, pas plus qu’une d’une certaine vibration que vous ajouteriez par la retouche. Tout cela, ce sont des questions techniques, qui vous aideront peut-être en route… Mais ce qui est plus important, c’est que votre public reconnaisse votre façon d’être, celle de vos photos comme de vos modèles. Qu’est-ce qui est important pour vous ? Qu’est-ce que vous trouvez beau ? Vos modèles sont-ils, ou elles, sexy, riches, trash, joyeux, ivres ? Quand un commanditaire potentiel referme votre portfolio, il devrait savoir ce qu’il aura comme résultat s’il fait appel à vous. C’est peut-être la plus grande leçon que j’ai apprise de mon ami et mentor Alexi Lubomirski… Merci mon pote !!

Retrouvez Marian Sell sur son site Internet.

Partager cet article

Facebook
Twitter
Pinterest

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *